L'UE met à jour tous les six mois - en février et en octobre - cette liste créée en 2017. Elle espère, en pointant du doigt les mauvais élèves en matière d'échange de données fiscales, mettre la pression sur eux afin d'obtenir des avancées. Actuellement, douze pays ou territoires figurent sur la liste noire (Samoa américaines, Anguilla, la Barbade, les Fidji, Guam, les Palaos, le Panama, le Samoa, Trinité-et-Tobago, les Îles Vierges américaines, le Vanuatu et les Seychelles). Il existe aussi une liste grise, reprenant les pays nécessitant des réformes mais qui ont déjà fait des progrès pour rejoindre les normes fiscales internationales. La Turquie est de ceux-là. Au printemps 2020, elle a reçu de l'Union européenne un délai pour réaliser des progrès sensibles avant le 31 décembre 2020. Mais cet engagement n'a pas été respecté. Ankara a fait valoir des problèmes techniques liés à la difficile vérification de la citoyenneté fiscale de 7 millions de Turcs résidant en Europe, dont 5 millions au moins en Allemagne, France, Belgique, Autriche et Pays-Bas. "Il y a bien eu des efforts, mais pas d'échange d'informations au sens strict", expliquait dernièrement une source européenne. Dans les groupes préparatoires, une poignée de pays européens ont adopté un ton sévère, vu qu'un délai avait déjà été accordé à la Turquie en février 2020. On y retrouve la France, dont les démêlés avec le régime Erdogan ont été nombreux ces derniers mois, ainsi que les voisins grec et chypriote de la Turquie, mais aussi l'Autriche et le Danermark. D'autres pays, Allemagne en tête, freinent ces ardeurs, soucieux de ménager la difficile reprise du dialogue en cours depuis plusieurs semaines après des mois d'escalade des tensions sur les prospections turques d'hydrocarbures en Méditerranée orientale. La Belgique est dans ce groupe, disposée à accorder un nouveau délai à Ankara à condition de l'assortir de conditions strictes et d'un langage clair. En l'absence d'unanimité, les choses restent en l'état concernant la Turquie, a appris Belga de source européenne. La décision sur les listes noire et grise a même été retirée de l'ordre du jour de la réunion ministérielle. Elle est renvoyée à ce mercredi au niveau des ambassadeurs, à charge pour les ministres des Affaires étrangères de les approuver formellement lundi. Ankara reçoit ainsi un nouveau délai jusqu'à la prochaine mise à jour de la liste. (Belga)

L'UE met à jour tous les six mois - en février et en octobre - cette liste créée en 2017. Elle espère, en pointant du doigt les mauvais élèves en matière d'échange de données fiscales, mettre la pression sur eux afin d'obtenir des avancées. Actuellement, douze pays ou territoires figurent sur la liste noire (Samoa américaines, Anguilla, la Barbade, les Fidji, Guam, les Palaos, le Panama, le Samoa, Trinité-et-Tobago, les Îles Vierges américaines, le Vanuatu et les Seychelles). Il existe aussi une liste grise, reprenant les pays nécessitant des réformes mais qui ont déjà fait des progrès pour rejoindre les normes fiscales internationales. La Turquie est de ceux-là. Au printemps 2020, elle a reçu de l'Union européenne un délai pour réaliser des progrès sensibles avant le 31 décembre 2020. Mais cet engagement n'a pas été respecté. Ankara a fait valoir des problèmes techniques liés à la difficile vérification de la citoyenneté fiscale de 7 millions de Turcs résidant en Europe, dont 5 millions au moins en Allemagne, France, Belgique, Autriche et Pays-Bas. "Il y a bien eu des efforts, mais pas d'échange d'informations au sens strict", expliquait dernièrement une source européenne. Dans les groupes préparatoires, une poignée de pays européens ont adopté un ton sévère, vu qu'un délai avait déjà été accordé à la Turquie en février 2020. On y retrouve la France, dont les démêlés avec le régime Erdogan ont été nombreux ces derniers mois, ainsi que les voisins grec et chypriote de la Turquie, mais aussi l'Autriche et le Danermark. D'autres pays, Allemagne en tête, freinent ces ardeurs, soucieux de ménager la difficile reprise du dialogue en cours depuis plusieurs semaines après des mois d'escalade des tensions sur les prospections turques d'hydrocarbures en Méditerranée orientale. La Belgique est dans ce groupe, disposée à accorder un nouveau délai à Ankara à condition de l'assortir de conditions strictes et d'un langage clair. En l'absence d'unanimité, les choses restent en l'état concernant la Turquie, a appris Belga de source européenne. La décision sur les listes noire et grise a même été retirée de l'ordre du jour de la réunion ministérielle. Elle est renvoyée à ce mercredi au niveau des ambassadeurs, à charge pour les ministres des Affaires étrangères de les approuver formellement lundi. Ankara reçoit ainsi un nouveau délai jusqu'à la prochaine mise à jour de la liste. (Belga)