Certaines mesures seront toutefois prises, notamment la publication - sur base volontaire dans un premier temps- du taux de vaccination par institution de soins. Selon les autorités, il reste en effet une marge de manoeuvre pour sensibiliser les soignants à la vaccination et faire augmenter le taux d'adhésion. En Wallonie, on est ainsi passé, en un mois, à un taux de couverture de 74 à 79%. Selon une étude publiée par Sciensano sur la couverture vaccinale des professionnels des soins de santé jusqu'à la fin du mois de mai, on constate que la couverture vaccinale est très élevée chez les médecins, pharmaciens et ambulanciers (+ de 80%). Elle est plus faible chez les kinés et les sages-femmes (moins de 70%). Elle peut aller jusqu'à 100% dans certaines institutions. La CIM Santé a adopté un plan d'actions. Elle entend avant tout renforcer la sensibilisation des professionnels des soins de santé et la collaboration des partenaires sociaux et des organisations professionnelles du secteur. Dans un communiqué diffusé mercredi en fin de journée, la Conférence Interministérielle a précisé que les coupoles et les organisations professionnelles étaient interrogées par la Task Force vaccination COVID-19 "sur les mesures concrètes qu'elles prendront à la suite du rapport Sciensano". Une concertation avec les représentants des travailleurs sera également entamée afin d'inventorier leurs mesures. Des organismes déontologiques tels que l'Ordre des médecins seront contactés. Les ministres entendent également favoriser la transparence sur cette question en publiant le degré de vaccination par institution de soin. Celles-ci auront toutefois la liberté de participer ou non à cette initiative. Ces données seront publiques et les institutions seront encouragées à les diffuser elles-mêmes sur leur site internet et dans leur communication. L'obligation vaccinale des soignants est envisagée comme "la dernière étape d'un processus graduel". "Les autorités souhaitent évaluer la possibilité de rendre obligatoire la vaccination contre le COVID-19 pour tous les professionnels des soins de santé dans l'approche graduelle décrite", a précisé la CIM de la Santé, mercredi, en fin de journée. Cette réflexion se base sur la vaccination obligatoire contre l'hépatite B déjà prévu par la législation du travail pour certaines catégories de prestataires de soins de santé, au regard de l'évaluation des risques liés à un agent biologique. Les ministres de la Santé et de l'Emploi seront impliqués dans ce processus sur la base de leurs compétences respectives. "Il sera important d'évaluer les groupes des professionnels de la santé concernés et éventuellement d'autres profils (administratifs ou volontaires) qui travaillent dans le secteur des soins. Les bases de données sur base desquelles les professionnels concernés seront identifiés doivent être définies et évaluées. Il faut également réfléchir à l'utilité de prévoir des sanctions et lesquelles", a encore précisé la CIM de la Santé. Dans le cadre de ce travail, des avis seront demandés aux instances compétentes telles que le Conseil Supérieur pour la Protection et la Prévention au Travail, le Conseil National du Travail (CNT), le Conseil supérieur de la Santé et le Conseil fédéral des établissements hospitaliers. (Belga)

Certaines mesures seront toutefois prises, notamment la publication - sur base volontaire dans un premier temps- du taux de vaccination par institution de soins. Selon les autorités, il reste en effet une marge de manoeuvre pour sensibiliser les soignants à la vaccination et faire augmenter le taux d'adhésion. En Wallonie, on est ainsi passé, en un mois, à un taux de couverture de 74 à 79%. Selon une étude publiée par Sciensano sur la couverture vaccinale des professionnels des soins de santé jusqu'à la fin du mois de mai, on constate que la couverture vaccinale est très élevée chez les médecins, pharmaciens et ambulanciers (+ de 80%). Elle est plus faible chez les kinés et les sages-femmes (moins de 70%). Elle peut aller jusqu'à 100% dans certaines institutions. La CIM Santé a adopté un plan d'actions. Elle entend avant tout renforcer la sensibilisation des professionnels des soins de santé et la collaboration des partenaires sociaux et des organisations professionnelles du secteur. Dans un communiqué diffusé mercredi en fin de journée, la Conférence Interministérielle a précisé que les coupoles et les organisations professionnelles étaient interrogées par la Task Force vaccination COVID-19 "sur les mesures concrètes qu'elles prendront à la suite du rapport Sciensano". Une concertation avec les représentants des travailleurs sera également entamée afin d'inventorier leurs mesures. Des organismes déontologiques tels que l'Ordre des médecins seront contactés. Les ministres entendent également favoriser la transparence sur cette question en publiant le degré de vaccination par institution de soin. Celles-ci auront toutefois la liberté de participer ou non à cette initiative. Ces données seront publiques et les institutions seront encouragées à les diffuser elles-mêmes sur leur site internet et dans leur communication. L'obligation vaccinale des soignants est envisagée comme "la dernière étape d'un processus graduel". "Les autorités souhaitent évaluer la possibilité de rendre obligatoire la vaccination contre le COVID-19 pour tous les professionnels des soins de santé dans l'approche graduelle décrite", a précisé la CIM de la Santé, mercredi, en fin de journée. Cette réflexion se base sur la vaccination obligatoire contre l'hépatite B déjà prévu par la législation du travail pour certaines catégories de prestataires de soins de santé, au regard de l'évaluation des risques liés à un agent biologique. Les ministres de la Santé et de l'Emploi seront impliqués dans ce processus sur la base de leurs compétences respectives. "Il sera important d'évaluer les groupes des professionnels de la santé concernés et éventuellement d'autres profils (administratifs ou volontaires) qui travaillent dans le secteur des soins. Les bases de données sur base desquelles les professionnels concernés seront identifiés doivent être définies et évaluées. Il faut également réfléchir à l'utilité de prévoir des sanctions et lesquelles", a encore précisé la CIM de la Santé. Dans le cadre de ce travail, des avis seront demandés aux instances compétentes telles que le Conseil Supérieur pour la Protection et la Prévention au Travail, le Conseil National du Travail (CNT), le Conseil supérieur de la Santé et le Conseil fédéral des établissements hospitaliers. (Belga)