Après que des doutes apparus au cours des derniers jours sur la position du CD&V, membre de la majorité, les chrétiens-démocrates se sont prononcés contre l'abolition du vote obligatoire. Groen et Vooruit ont également voté contre, le Vlaams Belang s'est abstenu. Le décret approuvé en commission ne concerne pas seulement l'abolition de la présence obligatoire au bureau de vote. La réforme supprime également l'impact du vote en case de tête et introduit l'élection quasi-directe du bourgmestre. La suppression du vote obligatoire a suscité de loin le plus de discussions. Mardi, dans le quotidien De Standaard, vingt politologues ont qualifié l'abolition d'"erreur historique". Les politologues sont rarement d'accord entre eux, mais cette fois, ils le sont sur un point: la suppression du vote obligatoire entraînera une baisse de la participation aux élections communales, a indiqué le quotidien. Les partis d'opposition de gauche Groen, Vooruit, et le PVDA considèrent également que l'abolition du vote obligatoire est une grave erreur. Leur crainte est de voir certains groupes socialement défavorisés ne plus prendre part au vote et se voir exclus de la démocratie. Les partis de la majorité Open Vld, N-VA et CD&V ne partagent pas ce point de vue. Ils voient dans cette suppression un levier pour restaurer la confiance dans la politique. A leurs yeux, les partis seront davantage contraints de convaincre les électeurs. "Beaucoup de gens indiquent que la politique ne les intéresse plus. Ils ne se présentent plus pour voter et nous laissons faire. C'est hypocrite", a affirmé Bart Tommelein (Open Vld). "C'est l'occasion de restaurer la confiance dans la politique. En dépit de la présence obligatoire, cette confiance est aujourd'hui très faible. Si elle est supprimée, nous, en tant que politiciens, devrons faire plus d'efforts pour convaincre les gens", ajoute son collègue libéral Tom Ongena. Au cours des derniers jours, la position du CD&V a un peu semé la confusion. Le président Joachim Coens a clairement indiqué qu'il regrettait la suppression du vote obligatoire. Cela n'a pas empêché le groupe CD&V de soutenir cette option. "Nous avons décidé, avec le soutien du président, d'appliquer l'accord de coalition et de soutenir la suppression", a déclaré le député Brecht Warnez. (Belga)

Après que des doutes apparus au cours des derniers jours sur la position du CD&V, membre de la majorité, les chrétiens-démocrates se sont prononcés contre l'abolition du vote obligatoire. Groen et Vooruit ont également voté contre, le Vlaams Belang s'est abstenu. Le décret approuvé en commission ne concerne pas seulement l'abolition de la présence obligatoire au bureau de vote. La réforme supprime également l'impact du vote en case de tête et introduit l'élection quasi-directe du bourgmestre. La suppression du vote obligatoire a suscité de loin le plus de discussions. Mardi, dans le quotidien De Standaard, vingt politologues ont qualifié l'abolition d'"erreur historique". Les politologues sont rarement d'accord entre eux, mais cette fois, ils le sont sur un point: la suppression du vote obligatoire entraînera une baisse de la participation aux élections communales, a indiqué le quotidien. Les partis d'opposition de gauche Groen, Vooruit, et le PVDA considèrent également que l'abolition du vote obligatoire est une grave erreur. Leur crainte est de voir certains groupes socialement défavorisés ne plus prendre part au vote et se voir exclus de la démocratie. Les partis de la majorité Open Vld, N-VA et CD&V ne partagent pas ce point de vue. Ils voient dans cette suppression un levier pour restaurer la confiance dans la politique. A leurs yeux, les partis seront davantage contraints de convaincre les électeurs. "Beaucoup de gens indiquent que la politique ne les intéresse plus. Ils ne se présentent plus pour voter et nous laissons faire. C'est hypocrite", a affirmé Bart Tommelein (Open Vld). "C'est l'occasion de restaurer la confiance dans la politique. En dépit de la présence obligatoire, cette confiance est aujourd'hui très faible. Si elle est supprimée, nous, en tant que politiciens, devrons faire plus d'efforts pour convaincre les gens", ajoute son collègue libéral Tom Ongena. Au cours des derniers jours, la position du CD&V a un peu semé la confusion. Le président Joachim Coens a clairement indiqué qu'il regrettait la suppression du vote obligatoire. Cela n'a pas empêché le groupe CD&V de soutenir cette option. "Nous avons décidé, avec le soutien du président, d'appliquer l'accord de coalition et de soutenir la suppression", a déclaré le député Brecht Warnez. (Belga)