Sont inclus dans cette alliance le PPE (incarné au niveau belge par le CD&V, le cdH et le CSP), les S&D (PS et sp.a), Renew Europe (MR et Open Vld), les Verts/ALE (Ecolo et Groen) et la GUE/NGL (PTB). Les présidents de ces cinq formations paneuropéennes ont signé une lettre commune appelant les chefs d'État et de gouvernement qui se réunissent virtuellement ce vendredi à ne pas réduire les ambitions européennes dans le grand marchandage qui s'engage sur le budget 2021-2027 de l'UE (1.100 milliards d'euros) et le plan de relance post-coronavirus (750 milliards). "Sur le fond, nous y sommes presque", encouragent Manfred Weber, président du groupe PPE, Iratxe García-Perez (S&D), Dacian Ciolos (Renew Europe), Philippe Lamberts et Ska Keller (Verts/ALE), ainsi que Manon Aubry et Martin Schirdewan (GUE/NGL). Ils voient la proposition de la Commission comme "un bon point de départ" mais préviennent que les 500 milliards d'euros de subventions prévus dans le fonds de relance "sont le strict minimum". Ils s'opposent à toute réduction. "Vous conviendrez qu'il est difficile d'ignorer une majorité des deux tiers des membres élus représentant le Nord, le Sud, l'Est et l'Ouest" du continent, font-ils valoir. L'ampleur du fonds de relance, l'autorisation à la Commission d'emprunter largement sur les marchés, les modalités du remboursement, les conditions fixées aux bénéficiaires et la part d'argent redistribuée sous forme de subventions ou de prêts constituent les principales pierres d'achoppement des discussions des Vingt-sept. Pour soulager les États et renforcer le projet européen, les cinq groupes insistent sur la nécessité de doter l'UE de nouvelles recettes propres. "L'introduction de nouvelles sources de revenus à l'échelle de l'UE est le seul moyen de réduire le besoin de transferts directs des trésoreries nationales et donc d'atténuer la pression sur les citoyens. L'argent doit être trouvé ailleurs: dans les poches des grosses technologies, des gros pollueurs et des fraudeurs fiscaux", plaident les cinq groupes. A leurs yeux, il est essentiel que le sommet de ce 19 juin permette aux chefs d'État et de gouvernement de s'accorder sur l'idée d'introduire de nouvelles ressources propres. Cette même alliance devrait se retrouver vendredi soir dans un vote au Parlement sur les orientations du budget 2021. "C'est la première fois dans l'histoire du Parlement européen que cinq groupes politiques différents soutiennent les orientations budgétaires", a fait valoir le rapporteur sur ce texte, Pierre Larrouturou (S&D). Les deux groupes non associés sont les conservateurs et réformistes (CRE, incarné en Belgique par la N-VA) et l'extrême-droite (ID, Vlaams Belang). (Belga)

Sont inclus dans cette alliance le PPE (incarné au niveau belge par le CD&V, le cdH et le CSP), les S&D (PS et sp.a), Renew Europe (MR et Open Vld), les Verts/ALE (Ecolo et Groen) et la GUE/NGL (PTB). Les présidents de ces cinq formations paneuropéennes ont signé une lettre commune appelant les chefs d'État et de gouvernement qui se réunissent virtuellement ce vendredi à ne pas réduire les ambitions européennes dans le grand marchandage qui s'engage sur le budget 2021-2027 de l'UE (1.100 milliards d'euros) et le plan de relance post-coronavirus (750 milliards). "Sur le fond, nous y sommes presque", encouragent Manfred Weber, président du groupe PPE, Iratxe García-Perez (S&D), Dacian Ciolos (Renew Europe), Philippe Lamberts et Ska Keller (Verts/ALE), ainsi que Manon Aubry et Martin Schirdewan (GUE/NGL). Ils voient la proposition de la Commission comme "un bon point de départ" mais préviennent que les 500 milliards d'euros de subventions prévus dans le fonds de relance "sont le strict minimum". Ils s'opposent à toute réduction. "Vous conviendrez qu'il est difficile d'ignorer une majorité des deux tiers des membres élus représentant le Nord, le Sud, l'Est et l'Ouest" du continent, font-ils valoir. L'ampleur du fonds de relance, l'autorisation à la Commission d'emprunter largement sur les marchés, les modalités du remboursement, les conditions fixées aux bénéficiaires et la part d'argent redistribuée sous forme de subventions ou de prêts constituent les principales pierres d'achoppement des discussions des Vingt-sept. Pour soulager les États et renforcer le projet européen, les cinq groupes insistent sur la nécessité de doter l'UE de nouvelles recettes propres. "L'introduction de nouvelles sources de revenus à l'échelle de l'UE est le seul moyen de réduire le besoin de transferts directs des trésoreries nationales et donc d'atténuer la pression sur les citoyens. L'argent doit être trouvé ailleurs: dans les poches des grosses technologies, des gros pollueurs et des fraudeurs fiscaux", plaident les cinq groupes. A leurs yeux, il est essentiel que le sommet de ce 19 juin permette aux chefs d'État et de gouvernement de s'accorder sur l'idée d'introduire de nouvelles ressources propres. Cette même alliance devrait se retrouver vendredi soir dans un vote au Parlement sur les orientations du budget 2021. "C'est la première fois dans l'histoire du Parlement européen que cinq groupes politiques différents soutiennent les orientations budgétaires", a fait valoir le rapporteur sur ce texte, Pierre Larrouturou (S&D). Les deux groupes non associés sont les conservateurs et réformistes (CRE, incarné en Belgique par la N-VA) et l'extrême-droite (ID, Vlaams Belang). (Belga)