Le groupe écologiste, qui a voté ce voeu, avait déploré avant le scrutin que la règle municipale consistant à attendre cinq années après le décès d'une personne avant de nommer en son honneur un lieu de la ville ne soit respectée "à aucun conseil", s'attirant une réplique sèche de la maire PS Anne Hidalgo et des critiques de l'opposition. Après un hommage d'Anne Hidalgo à Samuel Paty suivi d'une minute de silence, la majorité, ainsi que nombre d'élus de l'opposition, ont voté en faveur de la dénomination d'un lieu dédié à l'enseignant d'histoire-géographie, à déterminer en concertation avec sa famille. Mais le vote, organisé à distance en raison des mesures sanitaires liées au Covid-19 a été marqué par un incident technique. Ainsi, 20 élus de différents groupes - dont plusieurs adjoints de la maire de Paris - ont été comptés parmi les abstentionnistes, selon les minutes du vote consultées par l'AFP. Au total, 122 élus ont voté pour et il n'y a pas eu de voix contre. La présidente du groupe écologiste Fatoumata Koné avait expliqué avant le vote que le voeu n'était pas conforme au règlement intérieur, suscitant l'émotion de certains élus de droite ou associations sur les réseaux sociaux et la colère de Mme Hidalgo. Il faut "forcément un nom, un lieu, une place, une dénomination au nom de Samuel Paty, nous sommes tous d'accord", avait souligné Mme Koné avant le vote, mais "nous regrettons que le règlement ne soit pas respecté sur la question des dénominations". "Ce règlement" datant de 1938 "n'est respecté à aucun conseil", a regretté Mme Koné. "Je regrette votre position et je pense qu'invoquer un problème de règlement intérieur (...) face à un événement aussi majeur que la décapitation d'un professeur dans le cadre d'un attentat terroriste islamiste ne nous permette pas de nous retrouver", a répondu sèchement Anne Hidalgo, sous les applaudissements des quelques élus présents dans l'hémicycle. "Chacun prend ses responsabilités", a conclu la maire socialiste, régulièrement en délicatesse avec les élus écologistes de sa majorité depuis sa réélection. (Belga)

Le groupe écologiste, qui a voté ce voeu, avait déploré avant le scrutin que la règle municipale consistant à attendre cinq années après le décès d'une personne avant de nommer en son honneur un lieu de la ville ne soit respectée "à aucun conseil", s'attirant une réplique sèche de la maire PS Anne Hidalgo et des critiques de l'opposition. Après un hommage d'Anne Hidalgo à Samuel Paty suivi d'une minute de silence, la majorité, ainsi que nombre d'élus de l'opposition, ont voté en faveur de la dénomination d'un lieu dédié à l'enseignant d'histoire-géographie, à déterminer en concertation avec sa famille. Mais le vote, organisé à distance en raison des mesures sanitaires liées au Covid-19 a été marqué par un incident technique. Ainsi, 20 élus de différents groupes - dont plusieurs adjoints de la maire de Paris - ont été comptés parmi les abstentionnistes, selon les minutes du vote consultées par l'AFP. Au total, 122 élus ont voté pour et il n'y a pas eu de voix contre. La présidente du groupe écologiste Fatoumata Koné avait expliqué avant le vote que le voeu n'était pas conforme au règlement intérieur, suscitant l'émotion de certains élus de droite ou associations sur les réseaux sociaux et la colère de Mme Hidalgo. Il faut "forcément un nom, un lieu, une place, une dénomination au nom de Samuel Paty, nous sommes tous d'accord", avait souligné Mme Koné avant le vote, mais "nous regrettons que le règlement ne soit pas respecté sur la question des dénominations". "Ce règlement" datant de 1938 "n'est respecté à aucun conseil", a regretté Mme Koné. "Je regrette votre position et je pense qu'invoquer un problème de règlement intérieur (...) face à un événement aussi majeur que la décapitation d'un professeur dans le cadre d'un attentat terroriste islamiste ne nous permette pas de nous retrouver", a répondu sèchement Anne Hidalgo, sous les applaudissements des quelques élus présents dans l'hémicycle. "Chacun prend ses responsabilités", a conclu la maire socialiste, régulièrement en délicatesse avec les élus écologistes de sa majorité depuis sa réélection. (Belga)