Alors que les ambassadeurs des 27 doivent se réunir lundi dans la matinée, ce nouveau report de la sortie du Royaume-Uni de l'UE fait suite à un week-end d'intenses consultations, notamment entre le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Boris Johnson qui se sont entretenus au téléphone dimanche. "Les conditions de l'extension ont été précisées et renforcées, notamment sur le caractère non renégociable de l'accord et la possibilité de travaux à 27 pour préparer l'avenir. La France a insisté sur ces conditions nécessaires tout en souhaitant préserver l'unité des 27 qui nous a toujours guidés", a indiqué la source diplomatique française. Selon des sources européennes, la proposition sur la table pour éviter un "no deal" prévoit de repousser le Brexit de trois mois, mais avec la possibilité que le Royaume-Uni quitte l'UE au 30 novembre et au 31 décembre en cas de ratification de l'accord de sortie avant ces échéances. Paris estime également que la perspective d'élections au Royaume-Uni s'est "nettement renforcée au cours du week-end", ajoutant que "plusieurs partis en soutiennent le principe, dont les LibDem et le SNP" écossais. A l'orée d'une semaine qu'il aurait aimé être celle du Brexit mais qui sera celle du troisième report, Boris Johnson tente de nouveau lundi de déclencher des élections anticipées. Pour obtenir la tenue de telles élections législatives, le 12 décembre, le Premier ministre britannique aura besoin lundi après-midi de deux tiers des voix à la Chambre des communes. Le Premier ministre conservateur, qui n'a plus de majorité, a déjà échoué à deux reprises au mois de septembre dans son entreprise de convoquer un scrutin. (Belga)