Les démocrates comptent sur une très courte majorité à la chambre haute: 50 sénateurs contre 50 républicains. En cas d'égalité, la vice-présidente Kamala Harris détient une voix pour départager le vote. Leur chef Chuck Schumer s'était montré convaincu jeudi de compter sur toutes les voix de son groupe et donc de pouvoir faire adopter "cette semaine" le plan, qui retournera ensuite à la Chambre des représentants, à majorité démocrate, pour un vote final. Mais un sénateur démocrate conservateur, Joe Manchin, a mis un coup d'arrêt surprise à l'examen du texte vendredi, signalant une nouvelle fois l'immense pouvoir des modérés dans ce Sénat sans majorité confortable. Les démocrates ont soudainement interrompu le vote sur un premier amendement le temps de négocier avec ce sénateur de la Virginie occidentale, car ils craignent qu'il vote contre un de leurs futurs amendements concernant les allocations chômage, fruits de négociations de dernière minute et soutenu par la Maison Blanche. En parallèle, les républicains tentent de gagner le soutien de Joe Manchin à leur propre amendement sur le chômage. Un ralliement qui pourrait faire dérailler tout le plan de relance, fruit d'un fragile compromis entre démocrates modérés et progressistes au Congrès. Même avant cette paralysie, l'examen du texte, entamé jeudi, s'annonçait déjà très long au Sénat. Les républicains avaient commencé par exiger la lecture intégrale de ses 628 pages, qui a duré près de 11 heures. Puis vendredi matin, les débats avaient repris avec la perspective d'un vote marathon, surnommé "vote-a-rama", lorsque chaque sénateur peut proposer des amendements. Les républicains ont promis d'en présenter une centaine mais ont la possibilité d'ajuster leur nombre pendant les débats. Il est dès lors impossible de prévoir quand le vote final aura lieu au Sénat. Dans le détail, le plan de relance présenté au Sénat représente un coût de 1.862 milliards de dollars sur dix ans, selon l'évaluation des services du budget du Congrès (CBO). Soit un peu moins que la première version adoptée à la Chambre il y a une semaine et qui incluait la hausse du salaire minimum. Le nouveau projet de loi examiné au Sénat réduit d'autre part le nombre d'Américains susceptibles de recevoir un chèque de 1.400 dollars. Le texte comprend en outre notamment 350 milliards de dollars d'aide aux Etats et aux collectivités locales. (Belga)

Les démocrates comptent sur une très courte majorité à la chambre haute: 50 sénateurs contre 50 républicains. En cas d'égalité, la vice-présidente Kamala Harris détient une voix pour départager le vote. Leur chef Chuck Schumer s'était montré convaincu jeudi de compter sur toutes les voix de son groupe et donc de pouvoir faire adopter "cette semaine" le plan, qui retournera ensuite à la Chambre des représentants, à majorité démocrate, pour un vote final. Mais un sénateur démocrate conservateur, Joe Manchin, a mis un coup d'arrêt surprise à l'examen du texte vendredi, signalant une nouvelle fois l'immense pouvoir des modérés dans ce Sénat sans majorité confortable. Les démocrates ont soudainement interrompu le vote sur un premier amendement le temps de négocier avec ce sénateur de la Virginie occidentale, car ils craignent qu'il vote contre un de leurs futurs amendements concernant les allocations chômage, fruits de négociations de dernière minute et soutenu par la Maison Blanche. En parallèle, les républicains tentent de gagner le soutien de Joe Manchin à leur propre amendement sur le chômage. Un ralliement qui pourrait faire dérailler tout le plan de relance, fruit d'un fragile compromis entre démocrates modérés et progressistes au Congrès. Même avant cette paralysie, l'examen du texte, entamé jeudi, s'annonçait déjà très long au Sénat. Les républicains avaient commencé par exiger la lecture intégrale de ses 628 pages, qui a duré près de 11 heures. Puis vendredi matin, les débats avaient repris avec la perspective d'un vote marathon, surnommé "vote-a-rama", lorsque chaque sénateur peut proposer des amendements. Les républicains ont promis d'en présenter une centaine mais ont la possibilité d'ajuster leur nombre pendant les débats. Il est dès lors impossible de prévoir quand le vote final aura lieu au Sénat. Dans le détail, le plan de relance présenté au Sénat représente un coût de 1.862 milliards de dollars sur dix ans, selon l'évaluation des services du budget du Congrès (CBO). Soit un peu moins que la première version adoptée à la Chambre il y a une semaine et qui incluait la hausse du salaire minimum. Le nouveau projet de loi examiné au Sénat réduit d'autre part le nombre d'Américains susceptibles de recevoir un chèque de 1.400 dollars. Le texte comprend en outre notamment 350 milliards de dollars d'aide aux Etats et aux collectivités locales. (Belga)