Les équipes d'Emily O'Reilly vont examiner une centaine de dossiers pour voir comment l'exécutif européen a répondu à des demandes d'approbation de cadres supérieurs et intermédiaires désireux de quitter leur poste pour un emploi dans le privé ou d'obtenir un congé sans solde pour se lancer dans de nouvelles activités. "L'effet néfaste du 'pantouflage' sans contrôle est sous-estimé (...) lorsque des personnes avec une expertise passent dans le secteur privé où leurs connaissances et leurs réseaux peuvent avoir une valeur commerciale significative", estime l'Irlandaise. L'enquête vise toutes les directions générales et services de la Commission et tous les cabinets des commissaires, avec pour objectif de vérifier le respect des "obligations éthiques" en la matière. "Une gestion rigoureuse des questions de 'pantouflage' est importante pour maintenir la confiance dans les institutions de l'UE" et tout manquement peut mettre en doute l'engagement de Bruxelles à "agir pleinement dans l'intérêt général", a prévenu Mme O'Reilly. La médiatrice a déjà mené plusieurs enquêtes sur le pantouflage, concernant l'Autorité bancaire européenne et l'Agence européenne de défense. Elle a par ailleurs interrogé la Commission sur son feu vert à l'entrée de l'ex-commissaire allemand Günther Oettinger (2010-2019) dans un cabinet de conseil en communication dont l'un des principaux clients est un important groupe de tabac. "L'une des difficultés est qu'en cas de départ d'une personne, cela devient très compliqué de contrôler son activité" et très aisé pour lui de "contourner les restrictions" en termes de lobbying et d'utilisation de ses réseaux, a reconnu Mme O'Reilly devant la presse. "Mais la Commission a le pouvoir d'empêcher quelqu'un d'accepter un nouveau poste si elle estime qu'il y a un conflit d'intérêt potentiel", a-t-elle observé. Selon la médiatrice, sur l'année 2019, quelque 360 cadres ont quitté la Commission en vue d'intégrer le secteur privé, mais trois se sont vu interdire de rejoindre le poste qu'ils convoitaient. "L'idée (de l'enquête) n'est pas de s'en prendre à des individus mais d'aider les institutions car il y a un écart énorme entre les règles et la façon dont elles sont comprises et appliquées", dans des institutions où se côtoient 27 nationalités avec "différentes cultures", a-t-elle souligné. (Belga)

Les équipes d'Emily O'Reilly vont examiner une centaine de dossiers pour voir comment l'exécutif européen a répondu à des demandes d'approbation de cadres supérieurs et intermédiaires désireux de quitter leur poste pour un emploi dans le privé ou d'obtenir un congé sans solde pour se lancer dans de nouvelles activités. "L'effet néfaste du 'pantouflage' sans contrôle est sous-estimé (...) lorsque des personnes avec une expertise passent dans le secteur privé où leurs connaissances et leurs réseaux peuvent avoir une valeur commerciale significative", estime l'Irlandaise. L'enquête vise toutes les directions générales et services de la Commission et tous les cabinets des commissaires, avec pour objectif de vérifier le respect des "obligations éthiques" en la matière. "Une gestion rigoureuse des questions de 'pantouflage' est importante pour maintenir la confiance dans les institutions de l'UE" et tout manquement peut mettre en doute l'engagement de Bruxelles à "agir pleinement dans l'intérêt général", a prévenu Mme O'Reilly. La médiatrice a déjà mené plusieurs enquêtes sur le pantouflage, concernant l'Autorité bancaire européenne et l'Agence européenne de défense. Elle a par ailleurs interrogé la Commission sur son feu vert à l'entrée de l'ex-commissaire allemand Günther Oettinger (2010-2019) dans un cabinet de conseil en communication dont l'un des principaux clients est un important groupe de tabac. "L'une des difficultés est qu'en cas de départ d'une personne, cela devient très compliqué de contrôler son activité" et très aisé pour lui de "contourner les restrictions" en termes de lobbying et d'utilisation de ses réseaux, a reconnu Mme O'Reilly devant la presse. "Mais la Commission a le pouvoir d'empêcher quelqu'un d'accepter un nouveau poste si elle estime qu'il y a un conflit d'intérêt potentiel", a-t-elle observé. Selon la médiatrice, sur l'année 2019, quelque 360 cadres ont quitté la Commission en vue d'intégrer le secteur privé, mais trois se sont vu interdire de rejoindre le poste qu'ils convoitaient. "L'idée (de l'enquête) n'est pas de s'en prendre à des individus mais d'aider les institutions car il y a un écart énorme entre les règles et la façon dont elles sont comprises et appliquées", dans des institutions où se côtoient 27 nationalités avec "différentes cultures", a-t-elle souligné. (Belga)