"Cette affaire a été montée et poursuivie en raison d'une vendetta personnelle de certaines personnes contre moi", a déclaré l'ancien général, désignant implicitement le pouvoir judiciaire comme étant à l'origine de cette vengeance. "L'usage regrettable de la loi, en visant une seule personne et en choisissant les incidents qui les arrangent, montre bien ce que ces personnes désirent", a poursuivi Pervez Musharraf, faisant par ailleurs référence au président de la Cour suprême, qui aurait selon lui admis avoir "accéléré" la procédure. L'ancien chef de l'État, dont l'avocat affirmait mardi qu'il est à Dubaï et en mauvaise santé, est apparu dans une vidéo depuis un lit d'hôpital, l'air frêle et peinant à parler. Il a été condamné à mort par contumace mardi pour "haute trahison" pour avoir instauré l'état d'urgence dans le pays en 2007. Pervez Musharraf avait alors invoqué la défense de l'unité nationale face au terrorisme islamiste et l'opposition de la Cour suprême, qui devait se prononcer sur la légalité de sa réélection un mois plus tôt, pour suspendre la Constitution. La mesure, très impopulaire, avait fini par causer sa chute en 2008. Saluée par les principaux partis d'opposition comme une décision historique dans un pays gouverné près de la moitié de ses 72 années d'histoire par sa puissante armée, sa condamnation a été fortement critiquée par les militaires. "La procédure juridique régulière semble avoir été ignorée", ont déclaré les militaires, pointant notamment "le déni du droit fondamental à la défense" du général et une affaire conduite selon elle "dans la précipitation". (Belga)

"Cette affaire a été montée et poursuivie en raison d'une vendetta personnelle de certaines personnes contre moi", a déclaré l'ancien général, désignant implicitement le pouvoir judiciaire comme étant à l'origine de cette vengeance. "L'usage regrettable de la loi, en visant une seule personne et en choisissant les incidents qui les arrangent, montre bien ce que ces personnes désirent", a poursuivi Pervez Musharraf, faisant par ailleurs référence au président de la Cour suprême, qui aurait selon lui admis avoir "accéléré" la procédure. L'ancien chef de l'État, dont l'avocat affirmait mardi qu'il est à Dubaï et en mauvaise santé, est apparu dans une vidéo depuis un lit d'hôpital, l'air frêle et peinant à parler. Il a été condamné à mort par contumace mardi pour "haute trahison" pour avoir instauré l'état d'urgence dans le pays en 2007. Pervez Musharraf avait alors invoqué la défense de l'unité nationale face au terrorisme islamiste et l'opposition de la Cour suprême, qui devait se prononcer sur la légalité de sa réélection un mois plus tôt, pour suspendre la Constitution. La mesure, très impopulaire, avait fini par causer sa chute en 2008. Saluée par les principaux partis d'opposition comme une décision historique dans un pays gouverné près de la moitié de ses 72 années d'histoire par sa puissante armée, sa condamnation a été fortement critiquée par les militaires. "La procédure juridique régulière semble avoir été ignorée", ont déclaré les militaires, pointant notamment "le déni du droit fondamental à la défense" du général et une affaire conduite selon elle "dans la précipitation". (Belga)