Le ministre de la Défense Pervez Khattak a en outre averti samedi que le gouvernement ne pouvait être tenu responsable des conséquences engendrées par les manifestations massives, si celles-ci venaient à tourner à l'affrontement avec les forces de l'ordre. Fazlur Rehman, à la tête du Jamiat Ulema-e-Islam (JUI-F), l'un des plus grands partis islamistes du pays, avait brandi la menace d'une escalade si Imran Khan refusait de faire un pas de côté. Le ministre de la Défense a également annoncé que des mesures judiciaires seraient prises lundi contre le leader de l'opposition pour incitation à la violence. L'opposition a rejeté l'appel à la négociation du gouvernement et les manifestations se sont poursuivies dimanche. Plus de 100.000 personnes se seraient déjà rassemblées dans le centre d'Islamabad. L'opposition estime que les élections de l'année dernière ont été manipulées et dénonce la mauvaise situation économique du pays. Fazlur Rehman est un rival de longue date du Premier ministre Imran Khan, arrivé au pouvoir à l'été 2018. (Belga)