Par la voix de Barbara Trachte, les écologistes dénoncent le fait que les travaux du Pacte -qui a généré des dizaines de réunions, la consultation de nombreux experts, une vaste étude menée par le bureau McKinsey- aient été financés en grande partie par des partenaires privés. Selon certaines sources, le coût total du processus se chiffrerait à plusieurs millions d'euros. Interrogée mardi en commission par la députée, la ministre Marie-Martine Schyns a reconnu que la Fédération Wallonie-Bruxelles n'avait déboursé pour le Pacte que 38.000 euros pour payer une partie des travaux de McKinsey. Le reste a été pris en charge par différents mécènes, dont McKinsey ainsi que des fondations privées belges, comme le Fonds Baillet Latour et la Fondation Libeert, habitués à financer des projets liés à l'enseignement. Selon Mme Schyns, pareil mécénat relatif à l'éducation et la jeunesse "n'est pas exceptionnel". Une convention a par ailleurs été rédigée entre la Fédération et McKinsey précisant que les mécènes privés n'exerceraient "aucune influence" sur le travail d'analyse. Les mécènes et les acteurs du Pacte n'ont d'ailleurs jamais eu "aucun contact", selon la ministre. Celle-ci a assuré dans la foulée que le gouvernement ignorait le montant du mécénat dont le Pacte a bénéficié. Jugeant ces réponses insuffisantes, Ecolo a déposé mardi une motion réclamant la présentation par le gouvernement d'un "budget détaillé" du Pacte, notamment au niveau de ses recettes. Pour Ecolo, afin d'assurer l'indépendance des travaux du Pacte et la réelle prise en compte de l'intérêt collectif, il convient que celui-ci soit financé par le budget de la Fédération. La motion devrait être soumise à la sanction de la séance plénière d'ici quinze jours. (Belga)

Par la voix de Barbara Trachte, les écologistes dénoncent le fait que les travaux du Pacte -qui a généré des dizaines de réunions, la consultation de nombreux experts, une vaste étude menée par le bureau McKinsey- aient été financés en grande partie par des partenaires privés. Selon certaines sources, le coût total du processus se chiffrerait à plusieurs millions d'euros. Interrogée mardi en commission par la députée, la ministre Marie-Martine Schyns a reconnu que la Fédération Wallonie-Bruxelles n'avait déboursé pour le Pacte que 38.000 euros pour payer une partie des travaux de McKinsey. Le reste a été pris en charge par différents mécènes, dont McKinsey ainsi que des fondations privées belges, comme le Fonds Baillet Latour et la Fondation Libeert, habitués à financer des projets liés à l'enseignement. Selon Mme Schyns, pareil mécénat relatif à l'éducation et la jeunesse "n'est pas exceptionnel". Une convention a par ailleurs été rédigée entre la Fédération et McKinsey précisant que les mécènes privés n'exerceraient "aucune influence" sur le travail d'analyse. Les mécènes et les acteurs du Pacte n'ont d'ailleurs jamais eu "aucun contact", selon la ministre. Celle-ci a assuré dans la foulée que le gouvernement ignorait le montant du mécénat dont le Pacte a bénéficié. Jugeant ces réponses insuffisantes, Ecolo a déposé mardi une motion réclamant la présentation par le gouvernement d'un "budget détaillé" du Pacte, notamment au niveau de ses recettes. Pour Ecolo, afin d'assurer l'indépendance des travaux du Pacte et la réelle prise en compte de l'intérêt collectif, il convient que celui-ci soit financé par le budget de la Fédération. La motion devrait être soumise à la sanction de la séance plénière d'ici quinze jours. (Belga)