L'opposition a invité mercredi à ne pas se tromper de camp alors que le projet est aujourd'hui combattu par certains Etats dont l'Autriche et la Hongrie, et en Belgique par M. Francken.

Un engagement international est attendu début décembre à Marrakech sur ce texte a priori non contraignant qui vise à organiser la migration au niveau mondial.

A l'issue d'un intense travail au niveau international et national, qui a permis en Belgique aux représentants de l'ensemble des départements et niveaux de pouvoirs concernés d'aviser, le Premier ministre s'était engagé en septembre à New York, lors de l'assemblée générale des Nations Unies, à signer le pacte.

Mercredi, le cabinet du secrétaire d'Etat Theo Francken faisait connaître l'opposition de la N-VA à signer le pacte, le vice-premier ministre N-VA Jan Jambon précisant qu'il n'y avait pas encore de position officielle du gouvernement.

"Durant les semaines qui ont suivi l'assemblée générale à New York, il y a eu un nouvel élément. Il est apparu que, non pas un, mais plusieurs pays européens ont exprimé des doutes, des questions, singulièrement sur le caractère contraignant et la souveraineté", a expliqué mercredi à la Chambre M. Michel.

Des analyses juridiques sont en cours, notamment sur les conséquences d'un tel texte. Des contacts sont établis. Il faut "encore plus de concertation" pour "plus de multilatéralisme", a dit M. Michel. "N'imaginez pas que la déclaration d'un secrétaire d'Etat a un impact sur les débats dans d'autres pays", a-t-il lancé.

L'opposition a invité le Premier ministre à ne pas se tromper de camp, à choisir celui des démocrates plutôt que celui des populistes. "Le temps est venu de choisir son camp, la Hongrie, la Grande-Bretagne ou les démocraties libérales", a estimé Monica De Coninck (sp.a). "Signez le texte en bloc, sans réserve, soyez à la tête du multilatéralisme", a indiqué Olivier Maingain (DéFI).

Le chef de file Ecolo Georges Gilkinet a exhorté le Premier ministre à un sursaut. "Vous êtes en train de couler sous la pression des Etats les moins démocratiques d'Europe et de certains membres de votre gouvernement. Aux populistes et aux peureux doivent répondre les courageux et les visionnaires", a-t-il dit.

Observant que la France ou l'Allemagne n'avaient pas exprimé d'états d'âme vis-à-vis du pacte, Georges Dallemagne a invité M. Michel à ne pas créer de précédent qui verrait la Belgique ne pas approuver un texte dont elle avait fait les louanges à la tribune des Nations Unies.

Charles Michel s'en est pris à l'opposition en ciblant la députée PS Julie Fernandez à qui il a reproché de tenir toutes les semaines au parlement le même discours désobligeant vis-à-vis de l'action du gouvernement, peu importe les thématiques abordées. Il a condamné "les injures, les attaques ad hominem chères aux populistes dont vous pratiquez les méthodes". M. Michel a renvoyé la famille socialiste à ses propres turpitudes, évoquant le choix du sp.a d'entrer en majorité avec des "extrémistes de gauche" à Zelzate.

Julie Fernandez (PS) a suggéré au Premier ministre de montrer des gages plutôt que de s'ériger en donneur de leçons. "Montrez-nous de quel côté de l'histoire, vous voulez être. Souhaitez-vous être du côté de la coopération internationale ou préférez-vous courir derrière les voix de l'extrême droite en nous faisant basculer dans le repli sur soi et l'inhumain", a-t-elle demandé.

Pour Marco Van Hees (PTB), il est "honteux" dans le chef du Premier ministre de comparer le PTB, "un parti antiraciste, qui oeuvre pour plus de solidarité et de justice sociale, avec la mouvance mondiale de l'extrême droite, qui vous contraint à renier votre parole, et à devenir la carpette des fachos de ce monde".

Le député Vlaams Belang Filip Dewinter s'est en revanche réjoui des explications du Premier ministre. "Je suis content que vous reveniez en arrière", a-t-il indiqué.

Adoptant le ton professoral qui lui est habituel, Hendrik Vuye a lui fustigé le "mensonge" de Theo Francken, aucune signature de texte n'étant prévue à Marrakech, seulement un engagement. En réalité, a-t-il dit, la marche vers une migration mondiale est prise depuis deux ans, sans que Theo Francken soit intervenu. Il s'agit d'un levier pour un "continent sans frontières", a-t-il dit, raillant le livre de campagne du secrétaire d'Etat N-VA.

L'opposition a invité mercredi à ne pas se tromper de camp alors que le projet est aujourd'hui combattu par certains Etats dont l'Autriche et la Hongrie, et en Belgique par M. Francken. Un engagement international est attendu début décembre à Marrakech sur ce texte a priori non contraignant qui vise à organiser la migration au niveau mondial.A l'issue d'un intense travail au niveau international et national, qui a permis en Belgique aux représentants de l'ensemble des départements et niveaux de pouvoirs concernés d'aviser, le Premier ministre s'était engagé en septembre à New York, lors de l'assemblée générale des Nations Unies, à signer le pacte.Mercredi, le cabinet du secrétaire d'Etat Theo Francken faisait connaître l'opposition de la N-VA à signer le pacte, le vice-premier ministre N-VA Jan Jambon précisant qu'il n'y avait pas encore de position officielle du gouvernement. "Durant les semaines qui ont suivi l'assemblée générale à New York, il y a eu un nouvel élément. Il est apparu que, non pas un, mais plusieurs pays européens ont exprimé des doutes, des questions, singulièrement sur le caractère contraignant et la souveraineté", a expliqué mercredi à la Chambre M. Michel. Des analyses juridiques sont en cours, notamment sur les conséquences d'un tel texte. Des contacts sont établis. Il faut "encore plus de concertation" pour "plus de multilatéralisme", a dit M. Michel. "N'imaginez pas que la déclaration d'un secrétaire d'Etat a un impact sur les débats dans d'autres pays", a-t-il lancé. L'opposition a invité le Premier ministre à ne pas se tromper de camp, à choisir celui des démocrates plutôt que celui des populistes. "Le temps est venu de choisir son camp, la Hongrie, la Grande-Bretagne ou les démocraties libérales", a estimé Monica De Coninck (sp.a). "Signez le texte en bloc, sans réserve, soyez à la tête du multilatéralisme", a indiqué Olivier Maingain (DéFI). Le chef de file Ecolo Georges Gilkinet a exhorté le Premier ministre à un sursaut. "Vous êtes en train de couler sous la pression des Etats les moins démocratiques d'Europe et de certains membres de votre gouvernement. Aux populistes et aux peureux doivent répondre les courageux et les visionnaires", a-t-il dit. Observant que la France ou l'Allemagne n'avaient pas exprimé d'états d'âme vis-à-vis du pacte, Georges Dallemagne a invité M. Michel à ne pas créer de précédent qui verrait la Belgique ne pas approuver un texte dont elle avait fait les louanges à la tribune des Nations Unies. Charles Michel s'en est pris à l'opposition en ciblant la députée PS Julie Fernandez à qui il a reproché de tenir toutes les semaines au parlement le même discours désobligeant vis-à-vis de l'action du gouvernement, peu importe les thématiques abordées. Il a condamné "les injures, les attaques ad hominem chères aux populistes dont vous pratiquez les méthodes". M. Michel a renvoyé la famille socialiste à ses propres turpitudes, évoquant le choix du sp.a d'entrer en majorité avec des "extrémistes de gauche" à Zelzate. Julie Fernandez (PS) a suggéré au Premier ministre de montrer des gages plutôt que de s'ériger en donneur de leçons. "Montrez-nous de quel côté de l'histoire, vous voulez être. Souhaitez-vous être du côté de la coopération internationale ou préférez-vous courir derrière les voix de l'extrême droite en nous faisant basculer dans le repli sur soi et l'inhumain", a-t-elle demandé. Pour Marco Van Hees (PTB), il est "honteux" dans le chef du Premier ministre de comparer le PTB, "un parti antiraciste, qui oeuvre pour plus de solidarité et de justice sociale, avec la mouvance mondiale de l'extrême droite, qui vous contraint à renier votre parole, et à devenir la carpette des fachos de ce monde". Le député Vlaams Belang Filip Dewinter s'est en revanche réjoui des explications du Premier ministre. "Je suis content que vous reveniez en arrière", a-t-il indiqué. Adoptant le ton professoral qui lui est habituel, Hendrik Vuye a lui fustigé le "mensonge" de Theo Francken, aucune signature de texte n'étant prévue à Marrakech, seulement un engagement. En réalité, a-t-il dit, la marche vers une migration mondiale est prise depuis deux ans, sans que Theo Francken soit intervenu. Il s'agit d'un levier pour un "continent sans frontières", a-t-il dit, raillant le livre de campagne du secrétaire d'Etat N-VA.