"Aujourd'hui, face à une crise sanitaire, Oxfam considère qu'il est encore plus urgent de changer cette politique", a déclaré la directrice d'Oxfam Cuba, Elena Gentili, lors d'une conférence de presse à l'occasion de la publication du rapport de l'ONG "Le droit à vivre sans blocus". Dans ce rapport, Oxfam analyse les conséquences pour la population, surtout les femmes, de l'embargo, en vigueur depuis 1962 et renforcé par l'administration de Donald Trump, qui dénonçait des violations des droits humains sur l'île et le soutien de La Havane au gouvernement de Nicolas Maduro au Venezuela. "L'administration Trump a imposé plus de 240 sanctions, dont 55 ont été appliquées pendant la pandémie", a dénoncé Mme Gentili. L'économie cubaine, déjà fragilisée par ces mesures, s'est effondrée avec la pandémie de coronavirus, qui l'a privée des précieuses devises du tourisme. En 2020 le PIB a chuté de 11%, son pire recul depuis 1993. L'ONG appelle aussi, dans son rapport, le gouvernement cubain à "continuer à concrétiser les transformations promues depuis l'adoption de la nouvelle Constitution en 2019, afin de garantir les droits humains, la justice sociale" ainsi que "la liberté, la solidarité, le bien-être et la prospérité individuelle et collective". Après un rapprochement historique fin 2014 sous le mandat de Barack Obama, les relations diplomatiques entre les deux pays sont désormais au plus bas. Le gouvernement cubain a déploré la semaine dernière que Joe Biden n'ait "pas bougé d'un millimètre" vis-à-vis de Cuba, depuis son arrivée à la Maison Blanche, et ne soit pas revenu sur les sanctions imposées par Donald Trump. En campagne, Joe Biden avait promis de revenir sur certaines de ces sanctions. Il ne s'est toujours pas exprimé publiquement sur le sujet. (Belga)

"Aujourd'hui, face à une crise sanitaire, Oxfam considère qu'il est encore plus urgent de changer cette politique", a déclaré la directrice d'Oxfam Cuba, Elena Gentili, lors d'une conférence de presse à l'occasion de la publication du rapport de l'ONG "Le droit à vivre sans blocus". Dans ce rapport, Oxfam analyse les conséquences pour la population, surtout les femmes, de l'embargo, en vigueur depuis 1962 et renforcé par l'administration de Donald Trump, qui dénonçait des violations des droits humains sur l'île et le soutien de La Havane au gouvernement de Nicolas Maduro au Venezuela. "L'administration Trump a imposé plus de 240 sanctions, dont 55 ont été appliquées pendant la pandémie", a dénoncé Mme Gentili. L'économie cubaine, déjà fragilisée par ces mesures, s'est effondrée avec la pandémie de coronavirus, qui l'a privée des précieuses devises du tourisme. En 2020 le PIB a chuté de 11%, son pire recul depuis 1993. L'ONG appelle aussi, dans son rapport, le gouvernement cubain à "continuer à concrétiser les transformations promues depuis l'adoption de la nouvelle Constitution en 2019, afin de garantir les droits humains, la justice sociale" ainsi que "la liberté, la solidarité, le bien-être et la prospérité individuelle et collective". Après un rapprochement historique fin 2014 sous le mandat de Barack Obama, les relations diplomatiques entre les deux pays sont désormais au plus bas. Le gouvernement cubain a déploré la semaine dernière que Joe Biden n'ait "pas bougé d'un millimètre" vis-à-vis de Cuba, depuis son arrivée à la Maison Blanche, et ne soit pas revenu sur les sanctions imposées par Donald Trump. En campagne, Joe Biden avait promis de revenir sur certaines de ces sanctions. Il ne s'est toujours pas exprimé publiquement sur le sujet. (Belga)