Le chef de la diplomatie Dominic Raab a annoncé sur les chaînes de télévision britanniques la convocation de l'ambassadeur pour "lui expliquer en termes très clairs la position" du Royaume-Uni. Il a souligné que les sanctions chinoises n'empêcheraient pas Londres de "continuer à évoquer le sort des musulmans ouïghours et des autres minorités au Xinjiang". Tant que Pékin "refusera" de donner accès au Xinjiang à la Haute commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme Michelle Bachelet, a-t-il averti, "la pression internationale continuera de s'accroître". L'ambassadeur chinois à Londres Liu Xiaoming a quitté ses fonctions le 31 janvier après 11 ans à ce poste, et son successeur, l'ancien vice-ministre des Affaires étrangères Zheng Zeguang, n'a pas encore pris ses fonctions. Après les sanctions prises par le Royaume-Uni aux côtés de l'UE, des Etats-Unis et du Canada, Pékin a sanctionné vendredi neuf personnalités britanniques, dont des parlementaires de haut rang, ainsi que quatre entités accusées de "répandre des mensonges" au sujet des droits humains au Xinjiang. "La liberté d'exprimer son opposition aux abus est fondamentale et je les soutiens fermement", a quant à lui déclaré le Premier ministre Boris Johnson sur Twitter, estimant que les Britanniques visés jouaient un "rôle vital" pour dénoncer "les atteintes grossières aux droits humains" contre la minorité musulmane des Ouïghours. Parmi les entités visées par Pékin figurent la Commission des droits de l'Homme du Parti conservateur (la formation du Premier ministre Boris Johnson), ainsi que l'ancien chef de ce parti, Iain Duncan Smith, et le député Tom Tugendhat, qui dirige la commission des Affaires étrangères de la Chambre des communes. "Il est de notre devoir de dénoncer les violations des droits humains de la part du gouvernement chinois à Hong Kong et le génocide des Ouïghours", a réagi sur Twitter Iain Duncan Smith. "Si cela attire la colère de la Chine sur moi, je porterai cet insigne comme un honneur", a-t-il lancé. "En tant que législateurs britanniques, ça ne nous affectera pas énormément, mais l'objectif" des sanctions chinoises "est de faire en sorte que les autres se sentent menacés, et d'avoir un effet glaçant sur les hommes d'affaires en particulier", a réagi Tom Tugendhat dans un communiqué commun avec Neil O'Brien, avec qui il dirige le China Research group, groupe de travail parlementaire visé par les sanctions chinoises. Visé par Pékin, le "tribunal ouïghour", un groupe d'avocats et experts des droits humains basé au Royaume-Uni qui enquêtent sur le traitement infligé aux Ouïghours, a souligné que les sanctions "n'affecteront pas son travail". "Nous continuons d'espérer que la République populaire de Chine répondra à nos invitations à coopérer avec le tribunal et apportera des preuves pour l'aider à dans son travail", a-t-il déclaré dans un communiqué. Selon des experts étrangers, plus d'un million de Ouïghours sont en détention dans des camps de rééducation politique. Pékin nie et affirme qu'il s'agit de centres de formation professionnelle destinés à les éloigner du terrorisme et du séparatisme après des attentats attribués à des Ouïghours. (Belga)

Le chef de la diplomatie Dominic Raab a annoncé sur les chaînes de télévision britanniques la convocation de l'ambassadeur pour "lui expliquer en termes très clairs la position" du Royaume-Uni. Il a souligné que les sanctions chinoises n'empêcheraient pas Londres de "continuer à évoquer le sort des musulmans ouïghours et des autres minorités au Xinjiang". Tant que Pékin "refusera" de donner accès au Xinjiang à la Haute commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme Michelle Bachelet, a-t-il averti, "la pression internationale continuera de s'accroître". L'ambassadeur chinois à Londres Liu Xiaoming a quitté ses fonctions le 31 janvier après 11 ans à ce poste, et son successeur, l'ancien vice-ministre des Affaires étrangères Zheng Zeguang, n'a pas encore pris ses fonctions. Après les sanctions prises par le Royaume-Uni aux côtés de l'UE, des Etats-Unis et du Canada, Pékin a sanctionné vendredi neuf personnalités britanniques, dont des parlementaires de haut rang, ainsi que quatre entités accusées de "répandre des mensonges" au sujet des droits humains au Xinjiang. "La liberté d'exprimer son opposition aux abus est fondamentale et je les soutiens fermement", a quant à lui déclaré le Premier ministre Boris Johnson sur Twitter, estimant que les Britanniques visés jouaient un "rôle vital" pour dénoncer "les atteintes grossières aux droits humains" contre la minorité musulmane des Ouïghours. Parmi les entités visées par Pékin figurent la Commission des droits de l'Homme du Parti conservateur (la formation du Premier ministre Boris Johnson), ainsi que l'ancien chef de ce parti, Iain Duncan Smith, et le député Tom Tugendhat, qui dirige la commission des Affaires étrangères de la Chambre des communes. "Il est de notre devoir de dénoncer les violations des droits humains de la part du gouvernement chinois à Hong Kong et le génocide des Ouïghours", a réagi sur Twitter Iain Duncan Smith. "Si cela attire la colère de la Chine sur moi, je porterai cet insigne comme un honneur", a-t-il lancé. "En tant que législateurs britanniques, ça ne nous affectera pas énormément, mais l'objectif" des sanctions chinoises "est de faire en sorte que les autres se sentent menacés, et d'avoir un effet glaçant sur les hommes d'affaires en particulier", a réagi Tom Tugendhat dans un communiqué commun avec Neil O'Brien, avec qui il dirige le China Research group, groupe de travail parlementaire visé par les sanctions chinoises. Visé par Pékin, le "tribunal ouïghour", un groupe d'avocats et experts des droits humains basé au Royaume-Uni qui enquêtent sur le traitement infligé aux Ouïghours, a souligné que les sanctions "n'affecteront pas son travail". "Nous continuons d'espérer que la République populaire de Chine répondra à nos invitations à coopérer avec le tribunal et apportera des preuves pour l'aider à dans son travail", a-t-il déclaré dans un communiqué. Selon des experts étrangers, plus d'un million de Ouïghours sont en détention dans des camps de rééducation politique. Pékin nie et affirme qu'il s'agit de centres de formation professionnelle destinés à les éloigner du terrorisme et du séparatisme après des attentats attribués à des Ouïghours. (Belga)