"Votre problème, c'est que vous avez imposé une politique d'austérité qui n'a produit aucun effet positif. Où sont passés tous les milliards d'euros d'efforts imposés à la population", a lancé Ahmed Laaouej (PS).

Le député socialiste a épinglé le saut d'index du début de législature, l'augmentation des impôts indirects, qui touchent la consommation, ou encore les économies dans les soins de santé alors que la croissance belge est moindre que dans la zone euro et que la dette augmente. "Votre logiciel ne marche pas", a renchéri Marco Van Hees (PTB).

"Je vous renvoie aux projections économiques de la Banque nationale. Où sont-ils passés? Et bien, ils ont servi à diminuer les prélèvements sur le travail. Ils sont revenus chez le citoyen qui travaille dur", a fait remarquer le chef de groupe N-VA, Peter De Roover.

La majorité entend poursuivre le chantier du "tax shift", c'est-à-dire le programme de réduction des charges sociales et fiscales sur les salaires, même si, reconnaît-elle, celui-ci a un impact sur la trajectoire budgétaire. "Si l'on n'avait pas fait des réductions d'impôts, on aurait un budget en équilibre", a concédé Johan Klaps (N-VA).

La réforme de l'impôt des sociétés et la taxation des plus-values, qui n'ont pu aboutir au cours du conclave d'octobre, ont refait surface. Le CD&V en fait les premières étapes d'un troisième "tax shift", a expliqué la députée Griet Smaers. Les réticences demeurent toutefois, singulièrement sur les plus-values. "C'est trop tôt pour mener le débat", a indiqué Dirk Van Mechelen (Open Vld), en répétant le mantra de son parti: les hausses d'impôts n'ont jamais relancé l'économie et créé de l'emploi.

La majorité s'est félicitée des effets de la politique gouvernementale sur la création d'emplois. "On a fait mieux que ce qui était prévu", s'est réjoui Benoît Piedboeuf (MR). Un exercice de "glorification" contesté par l'opposition qui a rappelé l'objectif de taux d'emploi que s'est assigné le gouvernement. "Vous êtes à la moitié de l'objectif exigé", a répliqué Catherine Fonck (cdH).

La qualité de l'emploi créé inquiète aussi les groupes de l'opposition. Une grande partie de ces emplois est précaire, à durée déterminée et à temps partiel, ont-ils répondu.

"Où est le pacte d'investissement", a demandé pour sa part Georges Gilkinet (Ecolo), s'inquiétant du sort du projet annoncé par le premier ministre à la rentrée et qui doit être mis en oeuvre avec les Régions. Le travail est en cours, a indiqué M. Michel. L'administration a été chargée d'identifier des projets qui pourraient s'intégrer dans le programme, des précisions sont attendues sur les sources de financement, des réunions techniques ont eu lieu avec l'Europe, etc. "Je persiste et je signe. Nous continuons à progresser", a-t-il ajouté.

Le premier ministre s'est félicité des réformes entreprises par son gouvernement en deux ans, tout en reconnaissant que le travail se poursuivrait.

"Est-ce suffisant? Non. Bien sûr, on doit continuer le travail de réforme. Il n'y a pas de triomphalisme dans le chef du gouvernement", a-t-il déclaré.

La Chambre se prononcera jeudi sur le budget et la loi-programme.

"Votre problème, c'est que vous avez imposé une politique d'austérité qui n'a produit aucun effet positif. Où sont passés tous les milliards d'euros d'efforts imposés à la population", a lancé Ahmed Laaouej (PS). Le député socialiste a épinglé le saut d'index du début de législature, l'augmentation des impôts indirects, qui touchent la consommation, ou encore les économies dans les soins de santé alors que la croissance belge est moindre que dans la zone euro et que la dette augmente. "Votre logiciel ne marche pas", a renchéri Marco Van Hees (PTB). "Je vous renvoie aux projections économiques de la Banque nationale. Où sont-ils passés? Et bien, ils ont servi à diminuer les prélèvements sur le travail. Ils sont revenus chez le citoyen qui travaille dur", a fait remarquer le chef de groupe N-VA, Peter De Roover. La majorité entend poursuivre le chantier du "tax shift", c'est-à-dire le programme de réduction des charges sociales et fiscales sur les salaires, même si, reconnaît-elle, celui-ci a un impact sur la trajectoire budgétaire. "Si l'on n'avait pas fait des réductions d'impôts, on aurait un budget en équilibre", a concédé Johan Klaps (N-VA). La réforme de l'impôt des sociétés et la taxation des plus-values, qui n'ont pu aboutir au cours du conclave d'octobre, ont refait surface. Le CD&V en fait les premières étapes d'un troisième "tax shift", a expliqué la députée Griet Smaers. Les réticences demeurent toutefois, singulièrement sur les plus-values. "C'est trop tôt pour mener le débat", a indiqué Dirk Van Mechelen (Open Vld), en répétant le mantra de son parti: les hausses d'impôts n'ont jamais relancé l'économie et créé de l'emploi. La majorité s'est félicitée des effets de la politique gouvernementale sur la création d'emplois. "On a fait mieux que ce qui était prévu", s'est réjoui Benoît Piedboeuf (MR). Un exercice de "glorification" contesté par l'opposition qui a rappelé l'objectif de taux d'emploi que s'est assigné le gouvernement. "Vous êtes à la moitié de l'objectif exigé", a répliqué Catherine Fonck (cdH). La qualité de l'emploi créé inquiète aussi les groupes de l'opposition. Une grande partie de ces emplois est précaire, à durée déterminée et à temps partiel, ont-ils répondu. "Où est le pacte d'investissement", a demandé pour sa part Georges Gilkinet (Ecolo), s'inquiétant du sort du projet annoncé par le premier ministre à la rentrée et qui doit être mis en oeuvre avec les Régions. Le travail est en cours, a indiqué M. Michel. L'administration a été chargée d'identifier des projets qui pourraient s'intégrer dans le programme, des précisions sont attendues sur les sources de financement, des réunions techniques ont eu lieu avec l'Europe, etc. "Je persiste et je signe. Nous continuons à progresser", a-t-il ajouté. Le premier ministre s'est félicité des réformes entreprises par son gouvernement en deux ans, tout en reconnaissant que le travail se poursuivrait. "Est-ce suffisant? Non. Bien sûr, on doit continuer le travail de réforme. Il n'y a pas de triomphalisme dans le chef du gouvernement", a-t-il déclaré. La Chambre se prononcera jeudi sur le budget et la loi-programme.