"Il est inacceptable que Bruxelles veuille priver la Hongrie de ses droits à protéger ses frontières", a déclaré le dirigeant ultraconservateur et hostile à l'immigration devant le parlement de Budapest. "Nous ne voulons pas renoncer à notre droit de défendre nos frontières, personne ne peut nous enlever le moindre iota", a poursuivi M. Orban qui semblait ainsi évoquer, sans le nommer directement, le projet de la Commission européenne de renforcer significativement l'agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (nouveau nom de Frontex depuis 2016) en proposant qu'elle puisse disposer d'ici 2020 de 10.000 agents mobilisables aux confins de l'Union. "Après les invasions allemandes et soviétiques (...) nous n'avons récupéré le contrôle de nos frontières qu'en 1990, elles sont maintenant protégées par des professionnels et des patriotes", a fait valoir le Premier ministre. Il a accusé "les bureaucrates de Bruxelles" de vouloir prendre à la Hongrie "les clefs" de ses frontières. Viktor Orban, qui depuis son retour au pouvoir en 2010 a multiplié les bras de fer avec l'exécutif bruxellois, a également déclaré qu'il "défendrait" ce point de vue lors du sommet des dirigeants européens qui se déroulera à Salzbourg mercredi et jeudi. Les relations orageuses du dirigeant hongrois avec ses partenaires européens se sont alourdies d'un contentieux supplémentaire depuis que, mercredi, les eurodéputés ont tiré la sonnette d'alarme sur le non-respect de l'État de droit et des valeurs européennes en Hongrie. Dans un vote inédit, le Parlement européen a activé mercredi une procédure exceptionnelle pouvant conduire à des sanctions contre la Hongrie. La Commission européenne propose aux Etats membres de faire de l'agence européenne de garde-frontières une véritable "police européenne des frontières extérieures", dotée d'un corps permanent de 10.000 agents pouvant effectuer des patrouilles et des interventions aux frontières. Au plus fort de la vague migratoire de 2015, la Hongrie a érigé une clôture à ses frontières avec la Croatie et la Serbie, ce dernier pays n'étant pas membre de l'UE. (Belga)

"Il est inacceptable que Bruxelles veuille priver la Hongrie de ses droits à protéger ses frontières", a déclaré le dirigeant ultraconservateur et hostile à l'immigration devant le parlement de Budapest. "Nous ne voulons pas renoncer à notre droit de défendre nos frontières, personne ne peut nous enlever le moindre iota", a poursuivi M. Orban qui semblait ainsi évoquer, sans le nommer directement, le projet de la Commission européenne de renforcer significativement l'agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (nouveau nom de Frontex depuis 2016) en proposant qu'elle puisse disposer d'ici 2020 de 10.000 agents mobilisables aux confins de l'Union. "Après les invasions allemandes et soviétiques (...) nous n'avons récupéré le contrôle de nos frontières qu'en 1990, elles sont maintenant protégées par des professionnels et des patriotes", a fait valoir le Premier ministre. Il a accusé "les bureaucrates de Bruxelles" de vouloir prendre à la Hongrie "les clefs" de ses frontières. Viktor Orban, qui depuis son retour au pouvoir en 2010 a multiplié les bras de fer avec l'exécutif bruxellois, a également déclaré qu'il "défendrait" ce point de vue lors du sommet des dirigeants européens qui se déroulera à Salzbourg mercredi et jeudi. Les relations orageuses du dirigeant hongrois avec ses partenaires européens se sont alourdies d'un contentieux supplémentaire depuis que, mercredi, les eurodéputés ont tiré la sonnette d'alarme sur le non-respect de l'État de droit et des valeurs européennes en Hongrie. Dans un vote inédit, le Parlement européen a activé mercredi une procédure exceptionnelle pouvant conduire à des sanctions contre la Hongrie. La Commission européenne propose aux Etats membres de faire de l'agence européenne de garde-frontières une véritable "police européenne des frontières extérieures", dotée d'un corps permanent de 10.000 agents pouvant effectuer des patrouilles et des interventions aux frontières. Au plus fort de la vague migratoire de 2015, la Hongrie a érigé une clôture à ses frontières avec la Croatie et la Serbie, ce dernier pays n'étant pas membre de l'UE. (Belga)