Des trois laboratoires accusés au départ dans cet Etat, Johnson & Johnson, plus connu pour sa poudre pour bébé que pour les médicaments anti-douleur vendus par sa filiale Janssen, est le seul à ne pas avoir passé un accord à l'amiable avec le procureur général de l'Oklahoma pour éviter un procès. Les laboratoires Purdue Pharma, devenu l'ennemi numéro 1 dans la crise des opiacés pour avoir fabriqué le médicament vedette Oxycontin, avait passé un accord à l'amiable en mars avec l'Oklahoma en acceptant de payer 270 millions de dollars. Le laboratoire israélien Teva lui a emboîté le pas ce week-end, et a accepté de débourser 85 millions de dollars. Johnson & Johnson entend démontrer qu'il n'a pas sciemment minimisé les risques de dépendance de ses médicaments opiacés, ni poussé à une sur-prescription accusée d'avoir contribuée à la mort de quelque 400.000 personnes par overdoses aux Etats-Unis depuis 20 ans. L'avocat du laboratoire, Larry Ottaway, a affirmé dès le début de sa plaidoirie d'ouverture mardi que si Johnson & Johnson affirmait à la fin des années 1990 que les opiacés étaient "rarement addictifs", c'est parce que la Federal Drug Administration (FDA), l'agence fédérale américaine des médicaments, le disait elle aussi. Mais le procureur général de l'Oklahoma, Mike Hunter, a accusé le laboratoire d'avoir agi par pur "appât du gain", présentant de façon "cynique et trompeuse" les opiacés comme un "médicament magique" contre la douleur. Un adjoint au procureur a estimé à 870 millions de dollars par an l'argent que devrait dépenser cet Etat du Midwest pour mettre fin à cette crise sanitaire. Ce procès, souvent comparé aux actions en justice contre les fabricants de tabac qui se sont soldées par un vaste accord de plus de 200 milliards de dollars en 1998, devrait avoir valeur d'exemple: près de 2.000 plaintes ont été enregistrées au niveau fédéral, supervisées par un juge de l'Ohio, et des centaines au niveau des Etats, dont New York et le Massachusetts. Les audiences, qui se déroulent sans jury devant le juge d'Etat Thad Balkman, devrait durer deux mois environ. (Belga)

Des trois laboratoires accusés au départ dans cet Etat, Johnson & Johnson, plus connu pour sa poudre pour bébé que pour les médicaments anti-douleur vendus par sa filiale Janssen, est le seul à ne pas avoir passé un accord à l'amiable avec le procureur général de l'Oklahoma pour éviter un procès. Les laboratoires Purdue Pharma, devenu l'ennemi numéro 1 dans la crise des opiacés pour avoir fabriqué le médicament vedette Oxycontin, avait passé un accord à l'amiable en mars avec l'Oklahoma en acceptant de payer 270 millions de dollars. Le laboratoire israélien Teva lui a emboîté le pas ce week-end, et a accepté de débourser 85 millions de dollars. Johnson & Johnson entend démontrer qu'il n'a pas sciemment minimisé les risques de dépendance de ses médicaments opiacés, ni poussé à une sur-prescription accusée d'avoir contribuée à la mort de quelque 400.000 personnes par overdoses aux Etats-Unis depuis 20 ans. L'avocat du laboratoire, Larry Ottaway, a affirmé dès le début de sa plaidoirie d'ouverture mardi que si Johnson & Johnson affirmait à la fin des années 1990 que les opiacés étaient "rarement addictifs", c'est parce que la Federal Drug Administration (FDA), l'agence fédérale américaine des médicaments, le disait elle aussi. Mais le procureur général de l'Oklahoma, Mike Hunter, a accusé le laboratoire d'avoir agi par pur "appât du gain", présentant de façon "cynique et trompeuse" les opiacés comme un "médicament magique" contre la douleur. Un adjoint au procureur a estimé à 870 millions de dollars par an l'argent que devrait dépenser cet Etat du Midwest pour mettre fin à cette crise sanitaire. Ce procès, souvent comparé aux actions en justice contre les fabricants de tabac qui se sont soldées par un vaste accord de plus de 200 milliards de dollars en 1998, devrait avoir valeur d'exemple: près de 2.000 plaintes ont été enregistrées au niveau fédéral, supervisées par un juge de l'Ohio, et des centaines au niveau des Etats, dont New York et le Massachusetts. Les audiences, qui se déroulent sans jury devant le juge d'Etat Thad Balkman, devrait durer deux mois environ. (Belga)