"Nous sommes déployés sur de nombreux théâtres, parfois avec très peu de personnel", a souligné l'amiral. A ses yeux, la participation à une opération à l'étranger doit "apporter de l'effet sur le terrain". "Nous voulons amener une plus-value dans les opérations. Se déployer en opération, c'est jouer en Champion's league, comme ce que nous avons pu faire dans le passé", a-t-il ajouté en citant les opérations menées en Afghanistan, en Irak et au-dessus de la Syrie, au Liban, dans la lutte contre la piraterie ou encore en escortant le porte-avions français Charles de Gaulle. Cette appréciation du nouveau patron de l'armée s'inscrit dans un appel plus large lancé au monde politique en faveur d'un meilleur équilibre entre les missions confiées à l'armée et les moyens dont elle dispose. "Nous devons être cohérents avec nous-mêmes en établissant un équilibre entre les moyens et les missions. Dans le passé, à cause peut-être de notre mentalité 'can do', nous avons eu trop tendance à aller au-delà de nos moyens", a-t-il souligné. Un des défis de taille qui attend la Défense dans les années qui viennent est le recrutement. Dix mille personnes quitteront le département, de jeunes recrues les remplaceront mais il faudra pallier à "l'érosion du know how". La formation jouera un rôle important mais aussi un statut qui soit attractif et des conditions de travail qui permettront de mieux concilier vie professionnelle et vie de famille. "Lorsque vous revenez de trois ans passés à bord ou de quelque opération extérieure que ce soit et qu'ensuite vous devez encore vous déployer trois ans à Den Helder (port au nord-ouest des Pays Bas) alors que la famille reste au pays, ce sont des couleuvres difficiles à avaler", a fait remarquer M. Hofman. Le nouveau Chod ne voit pas d'un mauvais oeil la collaboration avec le secteur privé et l'industrie civile. De nouveaux enjeux comme la cybersécurité et le développement de l'intelligence artificielle la rende même indispensable. "Nous sommes face à un incroyable challenge", a averti l'amiral Hofman. "Nous aurons besoin d'innovation et nous ne la trouverons pas uniquement dans la Défense". A l'heure où la relance de l'économie est au coeur des discussions politiques, la Défense a un rôle à jouer, selon le Chod. "Nous pouvons y contribuer de manière significative. Nous avons de grands programmes d'infrastructure qui doivent être mis en oeuvre. Cette relance permettrait d'offrir une opportunité à de nombreuses entreprises belges", a-t-il dit. (Belga)

"Nous sommes déployés sur de nombreux théâtres, parfois avec très peu de personnel", a souligné l'amiral. A ses yeux, la participation à une opération à l'étranger doit "apporter de l'effet sur le terrain". "Nous voulons amener une plus-value dans les opérations. Se déployer en opération, c'est jouer en Champion's league, comme ce que nous avons pu faire dans le passé", a-t-il ajouté en citant les opérations menées en Afghanistan, en Irak et au-dessus de la Syrie, au Liban, dans la lutte contre la piraterie ou encore en escortant le porte-avions français Charles de Gaulle. Cette appréciation du nouveau patron de l'armée s'inscrit dans un appel plus large lancé au monde politique en faveur d'un meilleur équilibre entre les missions confiées à l'armée et les moyens dont elle dispose. "Nous devons être cohérents avec nous-mêmes en établissant un équilibre entre les moyens et les missions. Dans le passé, à cause peut-être de notre mentalité 'can do', nous avons eu trop tendance à aller au-delà de nos moyens", a-t-il souligné. Un des défis de taille qui attend la Défense dans les années qui viennent est le recrutement. Dix mille personnes quitteront le département, de jeunes recrues les remplaceront mais il faudra pallier à "l'érosion du know how". La formation jouera un rôle important mais aussi un statut qui soit attractif et des conditions de travail qui permettront de mieux concilier vie professionnelle et vie de famille. "Lorsque vous revenez de trois ans passés à bord ou de quelque opération extérieure que ce soit et qu'ensuite vous devez encore vous déployer trois ans à Den Helder (port au nord-ouest des Pays Bas) alors que la famille reste au pays, ce sont des couleuvres difficiles à avaler", a fait remarquer M. Hofman. Le nouveau Chod ne voit pas d'un mauvais oeil la collaboration avec le secteur privé et l'industrie civile. De nouveaux enjeux comme la cybersécurité et le développement de l'intelligence artificielle la rende même indispensable. "Nous sommes face à un incroyable challenge", a averti l'amiral Hofman. "Nous aurons besoin d'innovation et nous ne la trouverons pas uniquement dans la Défense". A l'heure où la relance de l'économie est au coeur des discussions politiques, la Défense a un rôle à jouer, selon le Chod. "Nous pouvons y contribuer de manière significative. Nous avons de grands programmes d'infrastructure qui doivent être mis en oeuvre. Cette relance permettrait d'offrir une opportunité à de nombreuses entreprises belges", a-t-il dit. (Belga)