Le ministre de la Défense Carlos Holmes Trujillo a confirmé 10 décès depuis mercredi. Ils se sont produits à Bogota et à Soacha, non loin de là. En fait notamment partie une femme qui a été renversée par un bus détourné par des manifestants. Le diffuseur Caracol, le quotidien El Tiempo et d'autres médias estiment le bilan à onze morts. Les troubles ont commencé mercredi après la publication d'une vidéo dans laquelle on voit deux policiers plaquer l'avocat Javier Ordonez au sol et le choquer avec un pistolet paralysant. L'homme, que les officiers accusent d'avoir violé les restrictions sur le coronavirus, a ensuite été emmené à un poste de police et y aurait été battu, ce qui a entraîné sa mort. L'affaire a déclenché deux jours de protestations au cours desquels 209 civils et 194 policiers ont été blessés dans tout le pays, selon les chiffres donnés par Holmes Trujillo. Cinquante-quatre petits et six grands commissariats de police et 91 véhicules ont été endommagés, dont 13 bus qui ont été incendiés à Bogota, a ajouté le ministre. Environ 90 personnes ont été arrêtées. La maire de Bogota, Claudia Lopez, a déclaré que plus de 50 personnes avaient été blessées par balles dans la capitale. Elle a accusé la police d'utiliser des armes à feu sans discernement et sans autorisation. Holmes Trujillo a attribué la violence à un mouvement de médias sociaux qui tente de ternir la réputation de la police et qui incite à la violence. Le ministre de la Défense a assuré que des mesures étaient prises pour "contrôler l'ordre public". Près de 2.000 policiers et soldats supplémentaires devaient ainsi être déployés à Bogota. (Belga)

Le ministre de la Défense Carlos Holmes Trujillo a confirmé 10 décès depuis mercredi. Ils se sont produits à Bogota et à Soacha, non loin de là. En fait notamment partie une femme qui a été renversée par un bus détourné par des manifestants. Le diffuseur Caracol, le quotidien El Tiempo et d'autres médias estiment le bilan à onze morts. Les troubles ont commencé mercredi après la publication d'une vidéo dans laquelle on voit deux policiers plaquer l'avocat Javier Ordonez au sol et le choquer avec un pistolet paralysant. L'homme, que les officiers accusent d'avoir violé les restrictions sur le coronavirus, a ensuite été emmené à un poste de police et y aurait été battu, ce qui a entraîné sa mort. L'affaire a déclenché deux jours de protestations au cours desquels 209 civils et 194 policiers ont été blessés dans tout le pays, selon les chiffres donnés par Holmes Trujillo. Cinquante-quatre petits et six grands commissariats de police et 91 véhicules ont été endommagés, dont 13 bus qui ont été incendiés à Bogota, a ajouté le ministre. Environ 90 personnes ont été arrêtées. La maire de Bogota, Claudia Lopez, a déclaré que plus de 50 personnes avaient été blessées par balles dans la capitale. Elle a accusé la police d'utiliser des armes à feu sans discernement et sans autorisation. Holmes Trujillo a attribué la violence à un mouvement de médias sociaux qui tente de ternir la réputation de la police et qui incite à la violence. Le ministre de la Défense a assuré que des mesures étaient prises pour "contrôler l'ordre public". Près de 2.000 policiers et soldats supplémentaires devaient ainsi être déployés à Bogota. (Belga)