C'est le moment d'agir, disent les 35 scientifiques et 45 gestionnaires de terrain issus des trois régions du pays. "Onze des 18 espèces animales envahissantes peuvent faire l'objet de mesures d'éradication ou de confinement à un prix raisonnable en regard du coût environnemental et socio-économique qu'elles sont susceptibles d'engendrer." Parmi ces espèces, six sont installées et se reproduisent: la grenouille taureau, l'écrevisse de Californie et sa cousine de Louisiane, le tamia de Sibérie, le ragondin, le muntjac de Chine. Cinq espèces sont plus sporadiques: l'érismature rousse, le chien viverrin, l'écureuil fauve et l'écureuil gris ainsi que l'ibis sacré. Selon les experts, ces animaux doivent être soit éradiqués, soit confinés dans une partie du territoire. En revanche, sept autres espèces trop répandues (frelon asiatique, écrevisse américaine...) ne peuvent plus être gérées "qu'au travers de mesures d'atténuation destinées à réduire localement leur densité". Les mesures préconisées par les experts coûteraient 700.000 euros. Le risque est de voir déborder l'invasion de ces animaux. (Belga)