"A de nombreuses reprises, le Conseil a failli à sa responsabilité de maintenir la paix et la sécurité internationales", a relevé l'ancien ministre turc, sans donner d'exemples concrets. "Les intérêts concurrents de ses membres et le recours fréquent au droit de veto ont limité l'efficacité du Conseil de sécurité", a-t-il ajouté. Ces critiques à l'égard d'une institution qui n'a pas été réformée depuis des décennies viennent s'ajouter à celles du président français Emmanuel Macron, qui a estimé dans un entretien lundi au média Le Grand Continent qu'elle ne produisait "plus de solutions utiles". "Même dans certaines des crises humanitaires les plus urgentes, le Conseil n'a pas pu apporter une réponse opportune et adéquate. C'est un grave revers par rapport aux principes fondateurs de l'ONU et à nos efforts communs pour construire un monde pacifique", a poursuivi Volkan Bozkir. "Si l'ONU a besoin de réformes beaucoup plus profondes, il est évident que la réforme du Conseil de sécurité est un impératif inévitable, à la fois difficile et essentiel", a-t-il insisté. Depuis le déclenchement de la pandémie de Covid-19 en début d'année, le Conseil de sécurité n'a tenu que très peu de réunions consacrées au virus. Il lui a fallu plus de trois mois pour dépasser des divergences entre les Etats-Unis et la Chine pour adopter le 1er juillet une résolution appelant à davantage de coopération internationale, et à soutenir un appel du secrétaire général à un cessez-le-feu dans les pays en conflit afin de faciliter la lutte contre la maladie. (Belga)

"A de nombreuses reprises, le Conseil a failli à sa responsabilité de maintenir la paix et la sécurité internationales", a relevé l'ancien ministre turc, sans donner d'exemples concrets. "Les intérêts concurrents de ses membres et le recours fréquent au droit de veto ont limité l'efficacité du Conseil de sécurité", a-t-il ajouté. Ces critiques à l'égard d'une institution qui n'a pas été réformée depuis des décennies viennent s'ajouter à celles du président français Emmanuel Macron, qui a estimé dans un entretien lundi au média Le Grand Continent qu'elle ne produisait "plus de solutions utiles". "Même dans certaines des crises humanitaires les plus urgentes, le Conseil n'a pas pu apporter une réponse opportune et adéquate. C'est un grave revers par rapport aux principes fondateurs de l'ONU et à nos efforts communs pour construire un monde pacifique", a poursuivi Volkan Bozkir. "Si l'ONU a besoin de réformes beaucoup plus profondes, il est évident que la réforme du Conseil de sécurité est un impératif inévitable, à la fois difficile et essentiel", a-t-il insisté. Depuis le déclenchement de la pandémie de Covid-19 en début d'année, le Conseil de sécurité n'a tenu que très peu de réunions consacrées au virus. Il lui a fallu plus de trois mois pour dépasser des divergences entre les Etats-Unis et la Chine pour adopter le 1er juillet une résolution appelant à davantage de coopération internationale, et à soutenir un appel du secrétaire général à un cessez-le-feu dans les pays en conflit afin de faciliter la lutte contre la maladie. (Belga)