En ce qui concerne Mme Onkelinx, le bourgmestre de la Ville de Bruxelles, Philippe Close a indiqué vendredi au quotidien La Libre Belgique avoir été à la base de cette décision, compte tenu de l'expertise de l'intéressée, en tant qu'ex-ministre fédérale de la Santé publique. Selon lui, Laurette Onkelinx a accepté à condition de le faire à titre bénévole.

Dans l'opposition, les libéraux Frédérique Ries et Geoffroy Coomans de Brachène, respectivement présidente et vice-président sortant du CHU Saint-Pierre se sont davantage inquiétés de la désignation de l'ex-échevin Mohamed Ouriaghli à la tête de Saint-Pierre.

Rappelant que Mohamed Ouriaghli fait l'objet d'une inculpation pour corruption passive et infractions sur les marchés publics dans le cadre du dossier GIAL, le service de gestion informatique de la Ville, ils se sont interrogés sur le choix posé par le PS.

A leurs yeux, même si la présomption d'innocence reste de mise, "après le scandale du Samusocial qui a mis fin en 2017 à la présidence oubliable de Pascale Pereita, il eut été avisé, et même moralement impératif de porter à la barre de ce fleuron des hôpitaux bruxellois, quelqu'un à qui la justice ne réclame pas de comptes".

"... il serait désolant de voir l'image et l'exceptionnelle réputation de l'hôpital qui a porté très haut ses exigences d'excellence au service de sa mission d'hôpital public entachées par un choix... contestable. Cette désignation pourrait être revue au regard de l'inculpation en cours et remise aussi longtemps que la justice n'aura pas éclairci la situation", ont-ils encore dit.