Les entités du pays avaient, à la demande de la Commission européenne, pré-sélectionné des projets pour 130% du montant de cette enveloppe, dite "Facilité pour la reprise et la résilience" (FRR), financée par un grand emprunt commun des Vingt-sept inédit à cette ampleur. Elles doivent donc ramener leurs listes à 100% de l'enveloppe, en bonne entente avec les priorités de la Commission (les transitions climatique et numérique, notamment) et ses recommandations de réformes socio-économiques. Le Fédéral a tranché jeudi en comité ministériel restreint ("kern") pour ramener sa part au 1,25 milliard qui lui est octroyé. L'Echo a dévoilé vendredi les investissements qui ont été sortis du PRR fédéral: le projet de scanning systématique des conteneurs à haut risque au port d'Anvers (70 millions), la construction par la Défense de deux quartiers du futur (100 millions) et enfin la rénovation de différents sites appartenant à la Régie des bâtiments comme le Cinquantenaire, le Palais royal ou le Palais de justice de Bruxelles et ses échafaudages place Poelaert. La Région bruxelloise a rentré ses fiches ce jeudi, tandis que les autres entités sont attendues pour ce vendredi. Le secrétaire d'État à la Relance, Thomas Dermine, rendra la semaine prochaine à la Commission européenne le PRR "intégré" de la Belgique, en vue d'une version finale fin avril. L'exécutif européen devrait ensuite prendre quelques semaines pour analyser le tout, avec validation espérée au début de l'été. Les premiers préfinancements seraient ainsi prêts pour l'automne. "On est dans les temps, ce qui montre que le fédéralisme de coopération fonctionne", a commenté à Belga M. Dermine (PS). L'un des devoirs à accomplir sera de spécifier dans des feuilles de route comment ces projets s'articuleront aux réformes recommandées par la Commission dans son grand exercice annuel de convergence des économies de l'Union, le "Semestre européen". Si, Covid oblige, ces recommandations édictées en 2020 ont été plus légères que d'habitude, celles de 2019 restent valables. "Mais nous les avions déjà intégrées dans l'accord du gouvernement fédéral", fait observer le secrétaire d'État. M. Dermine souligne que les investissements écartés de la sélection fédérale pour le PRR restent de "bons projets" d'ailleurs repris dans l'accord de gouvernement. À ce titre, ils seront financés sur fonds propres par le Fédéral. Le secrétaire d'État se montre confiant dans la capacité de toutes les entités du pays à participer à l'effort d'investissement hors plan de relance européen. Car se limiter au PRR "ne suffira pas pour assurer la transition vers une société plus durable et plus juste", comme l'ont souligné jeudi dans un rapport le Conseil central de l'économie (CCE), le Conseil fédéral du développement durable (CFDD) et le Conseil national du travail (CNT). L'ambition est d'atteindre un niveau d'investissement public de 3,5% du PIB en 2024 et 4% en 2030, soit 13,1 milliards d'euros d'investissements supplémentaires sur la période 2020-2024. Avec les 5,9 milliards de la FRR, 45% de ces 13,1 milliards sont couverts. Les gouvernements de Belgique pourraient recourir au deuxième volet de la "Facilité pour la reprise et la résilience", qui propose des emprunts - et non des subventions - à taux avantageux car garantis par l'UE. Mais au Fédéral, ce n'est pas envisagé a priori. "Les conditions proposées par la Facilité pour la reprise et la résilience ne sont pas significativement différentes de celles du marché. D'ailleurs, très peu d'États membres y font appel". (Belga)

Les entités du pays avaient, à la demande de la Commission européenne, pré-sélectionné des projets pour 130% du montant de cette enveloppe, dite "Facilité pour la reprise et la résilience" (FRR), financée par un grand emprunt commun des Vingt-sept inédit à cette ampleur. Elles doivent donc ramener leurs listes à 100% de l'enveloppe, en bonne entente avec les priorités de la Commission (les transitions climatique et numérique, notamment) et ses recommandations de réformes socio-économiques. Le Fédéral a tranché jeudi en comité ministériel restreint ("kern") pour ramener sa part au 1,25 milliard qui lui est octroyé. L'Echo a dévoilé vendredi les investissements qui ont été sortis du PRR fédéral: le projet de scanning systématique des conteneurs à haut risque au port d'Anvers (70 millions), la construction par la Défense de deux quartiers du futur (100 millions) et enfin la rénovation de différents sites appartenant à la Régie des bâtiments comme le Cinquantenaire, le Palais royal ou le Palais de justice de Bruxelles et ses échafaudages place Poelaert. La Région bruxelloise a rentré ses fiches ce jeudi, tandis que les autres entités sont attendues pour ce vendredi. Le secrétaire d'État à la Relance, Thomas Dermine, rendra la semaine prochaine à la Commission européenne le PRR "intégré" de la Belgique, en vue d'une version finale fin avril. L'exécutif européen devrait ensuite prendre quelques semaines pour analyser le tout, avec validation espérée au début de l'été. Les premiers préfinancements seraient ainsi prêts pour l'automne. "On est dans les temps, ce qui montre que le fédéralisme de coopération fonctionne", a commenté à Belga M. Dermine (PS). L'un des devoirs à accomplir sera de spécifier dans des feuilles de route comment ces projets s'articuleront aux réformes recommandées par la Commission dans son grand exercice annuel de convergence des économies de l'Union, le "Semestre européen". Si, Covid oblige, ces recommandations édictées en 2020 ont été plus légères que d'habitude, celles de 2019 restent valables. "Mais nous les avions déjà intégrées dans l'accord du gouvernement fédéral", fait observer le secrétaire d'État. M. Dermine souligne que les investissements écartés de la sélection fédérale pour le PRR restent de "bons projets" d'ailleurs repris dans l'accord de gouvernement. À ce titre, ils seront financés sur fonds propres par le Fédéral. Le secrétaire d'État se montre confiant dans la capacité de toutes les entités du pays à participer à l'effort d'investissement hors plan de relance européen. Car se limiter au PRR "ne suffira pas pour assurer la transition vers une société plus durable et plus juste", comme l'ont souligné jeudi dans un rapport le Conseil central de l'économie (CCE), le Conseil fédéral du développement durable (CFDD) et le Conseil national du travail (CNT). L'ambition est d'atteindre un niveau d'investissement public de 3,5% du PIB en 2024 et 4% en 2030, soit 13,1 milliards d'euros d'investissements supplémentaires sur la période 2020-2024. Avec les 5,9 milliards de la FRR, 45% de ces 13,1 milliards sont couverts. Les gouvernements de Belgique pourraient recourir au deuxième volet de la "Facilité pour la reprise et la résilience", qui propose des emprunts - et non des subventions - à taux avantageux car garantis par l'UE. Mais au Fédéral, ce n'est pas envisagé a priori. "Les conditions proposées par la Facilité pour la reprise et la résilience ne sont pas significativement différentes de celles du marché. D'ailleurs, très peu d'États membres y font appel". (Belga)