Le fait que Mehdi Nemmouche n'a demandé le code d'accès au Wifi de l'appartement que le 24 mai alors que des recherches "incriminantes pour lui" ont déjà été faites la veille "prouve que d'autres personnes sont dans l'appartement", selon Me Courtoy. "Elles font partie des services pour lesquels Mehdi a travaillé", affirme-t-il. "Elles sont dans l'appartement et ont accès à tout." Les sacs que l'accusé portait lui avaient été remis rue Piers, à Molenbeek, et il devait les transmettre aux personnes se trouvant dans son appartement, a aussi dit le pénaliste. La vidéo de revendication confirme la théorie du piège, à plusieurs égards, selon lui. "On a trop de preuves, il a fallu travailler pour les sélectionner." Première preuve pour la défense, la mise en scène de cette vidéo, avec les objets déposés sur des sacs poubelles, n'a été faite que pour laisser des traces. "On y retrouve quatre traces de semelle. Ce sont toutes des semelles gauches. On savait beaucoup de choses sur Nemmouche, pas qu'il était unijambiste", a ironisé son avocat. Autre élément de défense: la vidéo de revendication en elle-même. "Le type qui revendique est handicapé linguistiquement, il faut huit fautes en cinq minutes. On vous a infligé 15 heures de Mehdi Nemmouche (ses auditions en France, NDLR)", a-t-il adressé aux jurés. "Et qu'est-ce qu'il en sort? Il a un français impeccable, ne fait jamais une faute, pas une seule. Conclusion ? Ce n'est pas lui" dans la vidéo. L'avocat a encore lourdement remis en doute la comparaison de l'expert vocal, qui avait estimé, sur la base des auditions, que la voix de l'accusé était celle de l'auteur des vidéos. Il a aussi pointé le fait que l'ADN de son client ne se trouvait pas sur le drap avec une inscription en arabe qui apparaît dans ces vidéos, alors que l'expert en la matière avait indiqué que le tissu était un très bon récepteur et qu'écrire sur ce support avait dû nécessiter d'intenses manipulations. Pour Me Courtoy, le véritable revendicateur serait une personne venue de Paris pour chercher des affaires chez le seul ami connu de Mehdi Nemmouche, dans le nord de la France. (Belga)

Le fait que Mehdi Nemmouche n'a demandé le code d'accès au Wifi de l'appartement que le 24 mai alors que des recherches "incriminantes pour lui" ont déjà été faites la veille "prouve que d'autres personnes sont dans l'appartement", selon Me Courtoy. "Elles font partie des services pour lesquels Mehdi a travaillé", affirme-t-il. "Elles sont dans l'appartement et ont accès à tout." Les sacs que l'accusé portait lui avaient été remis rue Piers, à Molenbeek, et il devait les transmettre aux personnes se trouvant dans son appartement, a aussi dit le pénaliste. La vidéo de revendication confirme la théorie du piège, à plusieurs égards, selon lui. "On a trop de preuves, il a fallu travailler pour les sélectionner." Première preuve pour la défense, la mise en scène de cette vidéo, avec les objets déposés sur des sacs poubelles, n'a été faite que pour laisser des traces. "On y retrouve quatre traces de semelle. Ce sont toutes des semelles gauches. On savait beaucoup de choses sur Nemmouche, pas qu'il était unijambiste", a ironisé son avocat. Autre élément de défense: la vidéo de revendication en elle-même. "Le type qui revendique est handicapé linguistiquement, il faut huit fautes en cinq minutes. On vous a infligé 15 heures de Mehdi Nemmouche (ses auditions en France, NDLR)", a-t-il adressé aux jurés. "Et qu'est-ce qu'il en sort? Il a un français impeccable, ne fait jamais une faute, pas une seule. Conclusion ? Ce n'est pas lui" dans la vidéo. L'avocat a encore lourdement remis en doute la comparaison de l'expert vocal, qui avait estimé, sur la base des auditions, que la voix de l'accusé était celle de l'auteur des vidéos. Il a aussi pointé le fait que l'ADN de son client ne se trouvait pas sur le drap avec une inscription en arabe qui apparaît dans ces vidéos, alors que l'expert en la matière avait indiqué que le tissu était un très bon récepteur et qu'écrire sur ce support avait dû nécessiter d'intenses manipulations. Pour Me Courtoy, le véritable revendicateur serait une personne venue de Paris pour chercher des affaires chez le seul ami connu de Mehdi Nemmouche, dans le nord de la France. (Belga)