M. Saleh, lui-même Kurde, a encore appelé dans un tweet "le monde à s'unir pour éviter une catastrophe" alors que la Turquie a lancé mercredi, malgré plusieurs mises en garde internationales, son offensive contre les forces kurdes du nord-est de la Syrie, alliées des Occidentaux dans la lutte contre le groupe Etat islamique (EI) qui s'était emparé en 2014 de larges pans de la Syrie et de l'Irak. Cette offensive intervient après la décision du président américain Donald Trump de retirer des troupes américaines de secteurs frontaliers en Syrie et les déclarations contradictoires de la Maison blanche qui ont ouvert la voie à cette opération d'Ankara. L'Irak, qui a chassé les djihadistes de toutes les zones peuplées de son territoire fin 2017, subit toujours régulièrement des attaques de l'EI, qui conserve des cellules clandestines dans les zones montagneuses ou désertiques le long de la frontière syrienne. Plusieurs pays redoutent qu'un regain de violences dans le nord-est de la Syrie ne permette un sursaut de l'EI et s'inquiètent du sort des milliers de djihadistes étrangers détenus dans des camps contrôlés par la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG). (Belga)