Il s'agit de Mazloum Abdi, dont les troupes ont lutté contre le groupe Etat islamique (EI) et constituent l'armée de facto de la moribonde région autonome kurde de Syrie. "L'Amérique doit nous remettre cet homme (qui) sous le nom de code de Mazloum est un terroriste recherché par une notice rouge" d'Interpol, a déclaré M. Erdogan dans un entretien avec le média d'Etat TRT. Un groupe de sénateurs américains a exhorté cette semaine le département d'Etat à rapidement accorder un visa à Mazloum Abdi pour qu'il puisse se rendre aux Etats-Unis afin d'y discuter avec des responsables de la situation en Syrie. Pendant les longues années de combat contre l'EI, les FDS ont bénéficié du soutien de la coalition emmenée par Washington, depuis accusé de les avoir abandonnées dans le nord de la Syrie et d'avoir permis l'offensive déclenchée le 9 octobre par Ankara contre les YPG dans le nord-est de la Syrie. Mazloum Abdi a annoncé le 16 octobre le "gel" des opérations contre l'EI, qui s'est mué en organisation clandestine depuis sa défaite sur le terrain en mars. Les relations entre les Etats-Unis et la Turquie se sont envenimées après le déclenchement des opérations militaires turques en Syrie, mais le président Donald Trump a laissé entendre mercredi que sa rencontre prévue pour le 13 novembre à la Maison Blanche avec Recep Tayyip Erdogan aurait bien lieu. M. Erdogan a confirmé qu'il prévoyait bien de rendre visite à M. Trump à cette date. (Belga)