Lundi, le gouvernement fédéral s'est accordé en comité restreint sur les modalités de l'obligation vaccinale des soignants. À partir du 1er avril, ceux qui refuseraient le vaccin pourraient être licenciés et tomberaient dans le régime du chômage. "Nous sommes dépassés par la base. Nous recevons de toute part des messages pour nous demander quand est-ce qu'on bouge", a expliqué le secrétaire national CNE non marchand, Yves Hellendorff. "C'est clair qu'il y aura des actions si le gouvernement ne recule pas. Il n'y a pas de concertation possible sur la base de ce texte. Ou le gouvernement retire son texte et on entame une concertation sur la façon de continuer à convaincre le personnel de se faire vacciner, ou alors il y a une obligation vaccinale pour tout le monde, pas seulement pour les soignants". Le timing est serré. Les syndicats attendent le retour d'informations du comité de concertation de la part des trois cabinets avant la réunion du conseil des ministres de vendredi qui doit, en principe, avaliser le texte négocié lundi. Les syndicats disent avoir formulé leurs objections à plusieurs reprises et dénoncent l'absence de concertation, pourtant promise. Des solutions existent pour le personnel non vacciné dans des unités sensibles (gériatrie, oncologie, etc.), soulignent-ils, par exemple en mutant celui-ci dans d'autres départements. "Depuis le début de la crise, le personnel est drillé à travailler avec des mesures de précaution et il n'est pas prouvé qu'il soit un vecteur de transmission spécifique", a fait valoir Eric Dubois, secrétaire CGSLB. Les syndicats mettent en garde le gouvernement contre la mise en oeuvre du dispositif dans un contexte où le personnel est déjà fatigué et fait défaut dans certains endroits. La CNE a d'ores et déjà déposé un préavis de grève visant à couvrir d'éventuelles actions. Dans les rangs socialistes francophones, l'accord au sein du gouvernement fait grincer des dents. Le président du PS, Paul Magnette, estime qu'il n'est concevable de sanctionner des soignants non vaccinés que s'il existe une obligation générale de vaccination. Le ministre-président wallon Elio Di Rupo juge quant à lui que le licenciement est une sanction trop lourde. Il a évoqué la possibilité d'une suspension du contrat de travail. Dès mardi, le président du MR, Georges-Louis Bouchez, a toutefois rappelé qu'un accord avait été conclu. "Le vice-Premier ministre PS peut-il prévenir son président que l'obligation vaccinale pour le personnel soignant a déjà été validée par le gouvernement fédéral? Avec licenciement comme sanction. La presse disait quoi de la loyauté au gouvernement? Un peu de sérieux", a-t-il tweeté. (Belga)

Lundi, le gouvernement fédéral s'est accordé en comité restreint sur les modalités de l'obligation vaccinale des soignants. À partir du 1er avril, ceux qui refuseraient le vaccin pourraient être licenciés et tomberaient dans le régime du chômage. "Nous sommes dépassés par la base. Nous recevons de toute part des messages pour nous demander quand est-ce qu'on bouge", a expliqué le secrétaire national CNE non marchand, Yves Hellendorff. "C'est clair qu'il y aura des actions si le gouvernement ne recule pas. Il n'y a pas de concertation possible sur la base de ce texte. Ou le gouvernement retire son texte et on entame une concertation sur la façon de continuer à convaincre le personnel de se faire vacciner, ou alors il y a une obligation vaccinale pour tout le monde, pas seulement pour les soignants". Le timing est serré. Les syndicats attendent le retour d'informations du comité de concertation de la part des trois cabinets avant la réunion du conseil des ministres de vendredi qui doit, en principe, avaliser le texte négocié lundi. Les syndicats disent avoir formulé leurs objections à plusieurs reprises et dénoncent l'absence de concertation, pourtant promise. Des solutions existent pour le personnel non vacciné dans des unités sensibles (gériatrie, oncologie, etc.), soulignent-ils, par exemple en mutant celui-ci dans d'autres départements. "Depuis le début de la crise, le personnel est drillé à travailler avec des mesures de précaution et il n'est pas prouvé qu'il soit un vecteur de transmission spécifique", a fait valoir Eric Dubois, secrétaire CGSLB. Les syndicats mettent en garde le gouvernement contre la mise en oeuvre du dispositif dans un contexte où le personnel est déjà fatigué et fait défaut dans certains endroits. La CNE a d'ores et déjà déposé un préavis de grève visant à couvrir d'éventuelles actions. Dans les rangs socialistes francophones, l'accord au sein du gouvernement fait grincer des dents. Le président du PS, Paul Magnette, estime qu'il n'est concevable de sanctionner des soignants non vaccinés que s'il existe une obligation générale de vaccination. Le ministre-président wallon Elio Di Rupo juge quant à lui que le licenciement est une sanction trop lourde. Il a évoqué la possibilité d'une suspension du contrat de travail. Dès mardi, le président du MR, Georges-Louis Bouchez, a toutefois rappelé qu'un accord avait été conclu. "Le vice-Premier ministre PS peut-il prévenir son président que l'obligation vaccinale pour le personnel soignant a déjà été validée par le gouvernement fédéral? Avec licenciement comme sanction. La presse disait quoi de la loyauté au gouvernement? Un peu de sérieux", a-t-il tweeté. (Belga)