Sur le papier, il était tenu de le faire, à la suite de l'activation d'une nouvelle procédure en conflit d'intérêt par la Flandre, cette fois sous sa casquette d'institution communautaire, contre la décision du gouvernement bruxellois de s'en tenir désormais à une tolérance zéro dans l'imposition d'amendes aux compagnies aériennes dont les avions ne respectent pas les normes bruxelloises de bruit lors du survol de la capitale.

L'inscription à l'agenda ne signifie pas que le gouvernement fédéral prend parti, a-t-on indiqué mardi, dans les milieux gouvernementaux.

La réunion du comité de concertation organisée lundi dans le contexte de la première action en conflit d'intérêt initiée par la Flandre sous sa casquette régionale, n'avait produit aucun résultat.

A l'annonce par la Communauté flamande d'activer un nouveau conflit d'intérêt, le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort (PS) et la ministre bruxelloise de l'Environnement, Céline Fremault (cdH), ont demandé au Premier ministre Charles Michel (MR) de ne pas inscrire cette nouvelle procédure à l'agenda du comité de concertation, estimant que celle ci "bafoue l'état de droit".

L'activation de cette procédure entraine de facto la suspension de la mesure contestée, pour une durée de 60 jours. M. Vervoort et Mme Fremault ont indiqué mardi que la décision de fin de la tolérance, de mise depuis plus de quinze ans dans l'exigence des amandes trouverait à s'appliquer à partir de mercredi.

Au gouvernement fédéral, on espère que la nouvelle réunion du comité de concertation permettra de rationaliser et d'objectiver les choses, par exemple en apportant plus de clarté sur le contenu précis des règles de tolérance appliquées en Région bruxelloise. La semaine dernière, tant le premier ministre Charles Michel que le ministre de la Mobilité François Bellot avaient également exprimé l'espoir de voir un dialogue plus serein émerger entre la Flandre et Bruxelles.

Les compagnies aériennes dans l'expectative

Les compagnies aériennes TUI Fly et Thomas Cook Airlines sont dans l'expectative face aux nouvelles règles plus strictes en matière de bruit qui entreront en vigueur à partir de minuit, au-dessus de la Région bruxelloise. Les deux compagnies insistent pour obtenir une décision rapide et définitive pour les vols vers et au départ de Brussels Airport.

"Il s'agit d'un énième chapitre dans un long roman politique. Nous pensons qu'il ne sera pas le dernier", souligne Piet Demeyere, porte-parole chez TUI Fly.

Des changements dans le schéma de vol ne sont pas à l'ordre du jour. "On ne peut pas faire cela comme ça. Nous avons des créneaux horaires (slots) à Brussels Airport et dans d'autres aéroports que nous devons respecter. Nous devons aussi honorer nos engagements vis-à-vis de nos passagers", explique M. Demeyere.

Chez Thomas Cook Airlines, on souhaite étudier la décision sur le fond avant de se prononcer. "Mais est-il logique qu'un avion qui décolle ou atterrit selon les horaires prévus et via les routes imposées reçoive une amende? ", se demande-t-on.

Les deux compagnies demandent aux différents gouvernements qu'ils se prononcent clairement sur ce dossier.

Début février, la compagnie irlandaise Ryanair avait indiqué ne plus vouloir investir davantage à Brussels Airport tant que le problème des nuisances sonores générées par l'aéroport n'est pas réglé.

Sur le papier, il était tenu de le faire, à la suite de l'activation d'une nouvelle procédure en conflit d'intérêt par la Flandre, cette fois sous sa casquette d'institution communautaire, contre la décision du gouvernement bruxellois de s'en tenir désormais à une tolérance zéro dans l'imposition d'amendes aux compagnies aériennes dont les avions ne respectent pas les normes bruxelloises de bruit lors du survol de la capitale. L'inscription à l'agenda ne signifie pas que le gouvernement fédéral prend parti, a-t-on indiqué mardi, dans les milieux gouvernementaux.La réunion du comité de concertation organisée lundi dans le contexte de la première action en conflit d'intérêt initiée par la Flandre sous sa casquette régionale, n'avait produit aucun résultat. A l'annonce par la Communauté flamande d'activer un nouveau conflit d'intérêt, le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort (PS) et la ministre bruxelloise de l'Environnement, Céline Fremault (cdH), ont demandé au Premier ministre Charles Michel (MR) de ne pas inscrire cette nouvelle procédure à l'agenda du comité de concertation, estimant que celle ci "bafoue l'état de droit". L'activation de cette procédure entraine de facto la suspension de la mesure contestée, pour une durée de 60 jours. M. Vervoort et Mme Fremault ont indiqué mardi que la décision de fin de la tolérance, de mise depuis plus de quinze ans dans l'exigence des amandes trouverait à s'appliquer à partir de mercredi. Au gouvernement fédéral, on espère que la nouvelle réunion du comité de concertation permettra de rationaliser et d'objectiver les choses, par exemple en apportant plus de clarté sur le contenu précis des règles de tolérance appliquées en Région bruxelloise. La semaine dernière, tant le premier ministre Charles Michel que le ministre de la Mobilité François Bellot avaient également exprimé l'espoir de voir un dialogue plus serein émerger entre la Flandre et Bruxelles. Les compagnies aériennes dans l'expectative Les compagnies aériennes TUI Fly et Thomas Cook Airlines sont dans l'expectative face aux nouvelles règles plus strictes en matière de bruit qui entreront en vigueur à partir de minuit, au-dessus de la Région bruxelloise. Les deux compagnies insistent pour obtenir une décision rapide et définitive pour les vols vers et au départ de Brussels Airport."Il s'agit d'un énième chapitre dans un long roman politique. Nous pensons qu'il ne sera pas le dernier", souligne Piet Demeyere, porte-parole chez TUI Fly. Des changements dans le schéma de vol ne sont pas à l'ordre du jour. "On ne peut pas faire cela comme ça. Nous avons des créneaux horaires (slots) à Brussels Airport et dans d'autres aéroports que nous devons respecter. Nous devons aussi honorer nos engagements vis-à-vis de nos passagers", explique M. Demeyere. Chez Thomas Cook Airlines, on souhaite étudier la décision sur le fond avant de se prononcer. "Mais est-il logique qu'un avion qui décolle ou atterrit selon les horaires prévus et via les routes imposées reçoive une amende? ", se demande-t-on. Les deux compagnies demandent aux différents gouvernements qu'ils se prononcent clairement sur ce dossier. Début février, la compagnie irlandaise Ryanair avait indiqué ne plus vouloir investir davantage à Brussels Airport tant que le problème des nuisances sonores générées par l'aéroport n'est pas réglé.