Les normes de bruit bruxelloises sont revenues sur le devant de la scène ces dernières semaines. Les compagnies aériennes risquent en effet des amendes importantes si elles ne les respectent pas. La fin de la tolérance de la Région qui prévalait alors devait être effective à partir du 1er janvier dernier. Mais en raison d'une procédure en conflit d'intérêt introduite par la Flandre, l'entrée en vigueur a été retardée. Le secteur aérien et les partenaires sociaux craignent des conséquences sur l'activité économique, ont-ils indiqué lundi matin. Dans l'après-midi, la ministre bruxelloise Céline Fremault a renvoyé balle dans le camp du gouvernement fédéral, lui reprochant son "inaction". "Nous reconnaissons aux Régions la compétence exclusive de légiférer en matière de normes de bruit", a réagi le cabinet Bellot. "Mais l'époque où un ministre pouvait vite vite changer les routes aériennes est révolu." Depuis le 13 juin de l'année dernière, un règlement européen prévoit en effet une procédure bien précise pour pouvoir limiter le trafic aérien. Une étude de capacité, une étude socio-économique et une consultation publique sont exigées, ce qui prend d'un an à un an et demi, estime M. Bellot. Et il est également possible que l'étude de capacité démontre qu'il est très difficile de ne pas survoler Bruxelles. Par ailleurs, même avant l'entrée en vigueur de ce nouveau règlement européen, les études de capacité et de sécurité prenaient déjà au moins 30 semaines, dans les cas les plus rapides, rappelle le cabinet de François Bellot. (Belga)

Les normes de bruit bruxelloises sont revenues sur le devant de la scène ces dernières semaines. Les compagnies aériennes risquent en effet des amendes importantes si elles ne les respectent pas. La fin de la tolérance de la Région qui prévalait alors devait être effective à partir du 1er janvier dernier. Mais en raison d'une procédure en conflit d'intérêt introduite par la Flandre, l'entrée en vigueur a été retardée. Le secteur aérien et les partenaires sociaux craignent des conséquences sur l'activité économique, ont-ils indiqué lundi matin. Dans l'après-midi, la ministre bruxelloise Céline Fremault a renvoyé balle dans le camp du gouvernement fédéral, lui reprochant son "inaction". "Nous reconnaissons aux Régions la compétence exclusive de légiférer en matière de normes de bruit", a réagi le cabinet Bellot. "Mais l'époque où un ministre pouvait vite vite changer les routes aériennes est révolu." Depuis le 13 juin de l'année dernière, un règlement européen prévoit en effet une procédure bien précise pour pouvoir limiter le trafic aérien. Une étude de capacité, une étude socio-économique et une consultation publique sont exigées, ce qui prend d'un an à un an et demi, estime M. Bellot. Et il est également possible que l'étude de capacité démontre qu'il est très difficile de ne pas survoler Bruxelles. Par ailleurs, même avant l'entrée en vigueur de ce nouveau règlement européen, les études de capacité et de sécurité prenaient déjà au moins 30 semaines, dans les cas les plus rapides, rappelle le cabinet de François Bellot. (Belga)