Pour clore provisoirement la saga du Pacte énergétique, le gouvernement a confié à la Banque Nationale et au professeur Johan Albrecht (UGent) une étude sur l'avenir énergétique du pays après 2025, année au cours de laquelle la production d'énergie nucléaire doit cesser en Belgique, conformément à une loi de 2003.

Plusieurs scénarios seront étudiés. Avant que l'ordre de mission ne soit approuvé en comité ministériel restreint le 12 janvier, l'un des scénarios prévoyait le cas de construction d'une centrale de nouvelle génération. Il n'y a là rien d'étonnant, selon la ministre: l'accord de gouvernement d'octobre 2014 évoque en effet "la sortie nucléaire de la génération actuelle de réacteurs en 2025".

Avant la constitution du gouvernement, la N-VA s'était prononcée en faveur de la construction d'une nouvelle centrale nucléaire en Belgique.

"L'existence d'un dossier lié à la construction d'une nouvelle centrale à l'horizon 2040 est logique sur le plan théorique et n'est pas en contradiction avec l'accord de gouvernement", a souligné la ministre en réponse à des questions de Michel de Lamotte (cdH), Jean-Marc Nollet (Ecolo), Karine Lalieux (PS) et Karin Temmerman (sp.a).

La ministre a intégré ce scénario par souci d'honnêteté intellectuelle, pour éviter qu'on vienne lui reprocher plus tard de ne pas l'avoir étudié.

Le comité restreint a toutefois tranché la question en retirant ce scénario. "Tout le gouvernement s'est prononcé", a-t-elle ajouté.