Pour autant, Washington n'a pas encore pris la décision de claquer la porte des discussions indirectes qui ont repris lundi à Vienne entre Iraniens et Américains, et espère que Téhéran va bientôt revenir à la table des pourparlers "prêt à négocier sérieusement", a-t-il ajouté. "L'Iran n'a pas montré l'attitude d'un pays qui pense sérieusement à un retour rapide" dans l'accord de 2015 censé l'empêcher de se doter de la bombe atomique, a dit ce haut responsable de retour de la capitale autrichienne. Selon lui, alors que les États-Unis ont fait preuve de "patience" au cours des cinq derniers mois, pendant la suspension des négociations qui avaient démarré en avril mais se sont arrêtées en juin en raison de l'élection d'un nouveau président ultraconservateur iranien, la République islamique a en fait "continué à accélérer son programme nucléaire de manière provocatrice". Et quand elle est finalement revenue à Vienne lundi, "c'était avec des propositions qui revenaient sur tous les compromis proposés par l'Iran" d'avril à juin, afin de "bénéficier de tous les compromis faits par les autres et en particulier les États-Unis, et réclamer davantage", a-t-il déploré. "Nous ne pouvons pas accepter une situation dans laquelle l'Iran accélère son programme nucléaire tout en traînant des pieds dans sa diplomatie nucléaire", a insisté ce responsable, réitérant une mise en garde du secrétaire d'État américain Antony Blinken. "Nous ne savons pas quand le coordinateur" de l'accord de 2015, c'est-à-dire le représentant de l'Union européenne, "va reconvoquer les discussions, mais franchement, cette date, la date de la reprise nous intéresse beaucoup moins que de savoir si l'Iran va revenir avec une attitude sérieuse", a-t-il ajouté. À ce stade, les États-Unis veulent donc continuer sur le chemin de la diplomatie, tout en réaffirmant que "d'autres outils" sont à leur disposition en cas d'échec. Sous la présidence de Donald Trump, Washington s'est retiré de cet accord et a rétabli ses sanctions contre Téhéran, qui en réponse s'est progressivement affranchi des restrictions à son programme nucléaire. L'actuel président américain Joe Biden s'est dit prêt à revenir dans l'accord si l'Iran renoue avec ses engagements. (Belga)

Pour autant, Washington n'a pas encore pris la décision de claquer la porte des discussions indirectes qui ont repris lundi à Vienne entre Iraniens et Américains, et espère que Téhéran va bientôt revenir à la table des pourparlers "prêt à négocier sérieusement", a-t-il ajouté. "L'Iran n'a pas montré l'attitude d'un pays qui pense sérieusement à un retour rapide" dans l'accord de 2015 censé l'empêcher de se doter de la bombe atomique, a dit ce haut responsable de retour de la capitale autrichienne. Selon lui, alors que les États-Unis ont fait preuve de "patience" au cours des cinq derniers mois, pendant la suspension des négociations qui avaient démarré en avril mais se sont arrêtées en juin en raison de l'élection d'un nouveau président ultraconservateur iranien, la République islamique a en fait "continué à accélérer son programme nucléaire de manière provocatrice". Et quand elle est finalement revenue à Vienne lundi, "c'était avec des propositions qui revenaient sur tous les compromis proposés par l'Iran" d'avril à juin, afin de "bénéficier de tous les compromis faits par les autres et en particulier les États-Unis, et réclamer davantage", a-t-il déploré. "Nous ne pouvons pas accepter une situation dans laquelle l'Iran accélère son programme nucléaire tout en traînant des pieds dans sa diplomatie nucléaire", a insisté ce responsable, réitérant une mise en garde du secrétaire d'État américain Antony Blinken. "Nous ne savons pas quand le coordinateur" de l'accord de 2015, c'est-à-dire le représentant de l'Union européenne, "va reconvoquer les discussions, mais franchement, cette date, la date de la reprise nous intéresse beaucoup moins que de savoir si l'Iran va revenir avec une attitude sérieuse", a-t-il ajouté. À ce stade, les États-Unis veulent donc continuer sur le chemin de la diplomatie, tout en réaffirmant que "d'autres outils" sont à leur disposition en cas d'échec. Sous la présidence de Donald Trump, Washington s'est retiré de cet accord et a rétabli ses sanctions contre Téhéran, qui en réponse s'est progressivement affranchi des restrictions à son programme nucléaire. L'actuel président américain Joe Biden s'est dit prêt à revenir dans l'accord si l'Iran renoue avec ses engagements. (Belga)