Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a "notifié au Conseil de sécurité" un "non-respect notable par l'Iran de ses engagements" prévus par le texte censé empêcher Téhéran de se doter de la bombe atomique, selon une lettre dont l'AFP a obtenu une copie. Cette lettre a été remise en mains propres par le secrétaire d'Etat à l'ambassadeur indonésien Dian Triansyah Djani, qui préside ce mois-ci le Conseil de sécurité. Les Etats-Unis précisent déclencher ce mécanisme, dit "snapback", au titre d'un des "participants" à l'accord de 2015 "tels qu'identifiés dans la résolution" qui l'a entériné. Or le président américain Donald Trump ayant claqué la porte, en 2018, de ce compromis international, la capacité de Washington à se réclamer de ce statut est contestée par la plupart des autres membres du Conseil de sécurité, y compris ses alliés européens. Dans un mémo transmis aux médias, le département d'Etat américain a assuré être dans son bon droit. Le milliardaire républicain, qui juge cet accord "désastreux" et promet d'en obtenir un "meilleur" en exerçant une "pression maximale" sur Téhéran, a déjà rétabli et même durci toutes les sanctions américaines. En riposte, les autorités iraniennes ont commencé à revenir sur leurs engagements nucléaires, notamment en termes d'enrichissement d'uranium. "Malgré les efforts extensifs et la diplomatie exhaustive" menés par la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne pour ramener la République dans le droit chemin, ses violations "persistent", affirme Mike Pompeo, estimant que "les Etats-Unis n'ont donc aucun autre choix" que d'activer le "snapback". Théoriquement, ce processus complexe prévu par la résolution qui avait entériné l'accord de 2015 devrait permettre le retour du reste des mesures punitives internationales dans 30 jours, de manière presque automatique. Mais selon plusieurs observateurs, l'ambassadeur indonésien pourrait, après consultation des autres membres du Conseil, classer sans suite la plainte américaine. (Belga)

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a "notifié au Conseil de sécurité" un "non-respect notable par l'Iran de ses engagements" prévus par le texte censé empêcher Téhéran de se doter de la bombe atomique, selon une lettre dont l'AFP a obtenu une copie. Cette lettre a été remise en mains propres par le secrétaire d'Etat à l'ambassadeur indonésien Dian Triansyah Djani, qui préside ce mois-ci le Conseil de sécurité. Les Etats-Unis précisent déclencher ce mécanisme, dit "snapback", au titre d'un des "participants" à l'accord de 2015 "tels qu'identifiés dans la résolution" qui l'a entériné. Or le président américain Donald Trump ayant claqué la porte, en 2018, de ce compromis international, la capacité de Washington à se réclamer de ce statut est contestée par la plupart des autres membres du Conseil de sécurité, y compris ses alliés européens. Dans un mémo transmis aux médias, le département d'Etat américain a assuré être dans son bon droit. Le milliardaire républicain, qui juge cet accord "désastreux" et promet d'en obtenir un "meilleur" en exerçant une "pression maximale" sur Téhéran, a déjà rétabli et même durci toutes les sanctions américaines. En riposte, les autorités iraniennes ont commencé à revenir sur leurs engagements nucléaires, notamment en termes d'enrichissement d'uranium. "Malgré les efforts extensifs et la diplomatie exhaustive" menés par la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne pour ramener la République dans le droit chemin, ses violations "persistent", affirme Mike Pompeo, estimant que "les Etats-Unis n'ont donc aucun autre choix" que d'activer le "snapback". Théoriquement, ce processus complexe prévu par la résolution qui avait entériné l'accord de 2015 devrait permettre le retour du reste des mesures punitives internationales dans 30 jours, de manière presque automatique. Mais selon plusieurs observateurs, l'ambassadeur indonésien pourrait, après consultation des autres membres du Conseil, classer sans suite la plainte américaine. (Belga)