Il s'agit de la première visite de Rafael Mariano Grossi en Iran depuis sa prise de fonction en décembre dernier. M. Grossi, qui doit rencontrer des hauts fonctionnaires iraniens mardi, entend faire pression pour obtenir l'accès de l'AIEA à deux sites nucléaires lors de discussions avec le ministre iranien des Affaires étrangère, Mohammad Javad Zarif, et le directeur de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, Ali Akbar Salehi. M. Grossi doit également rencontrer le président Hassan Rohani mercredi avant de retourner à Vienne, où est basée l'AIEA. Il abordera "la possibilité pour les inspecteurs de l'AIEA d'accéder aux endroits dans lesquels ils souhaitent se rendre", a indiqué samedi l'agence dans un communiqué. "J'ai décidé de venir personnellement à Téhéran afin de souligner l'importance de la coopération et de la mise en oeuvre complète de tous les engagements en matière de garanties avec l'AIEA", a déclaré M. Grossi. La visite du chef de l'AIEA a lieu dans une période de tensions entre les Etats-Unis et les Européens après la tentative de Washington de maintenir un embargo sur les armes en Iran et son projet de réimposer des sanctions onusiennes contre la République islamique. Elle a également lieu en amont d'une réunion le 1er septembre de la commission mixte sur l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien visant à empêcher Téhéran de se doter de la bombe atomique. L'Iran a toujours nié que son programme nucléaire avait une dimension militaire. Les Européens s'opposent à l'activation d'une procédure controversée initiée la semaine dernière par Washington pour imposer le rétablissement des sanctions onusiennes contre l'Iran. Paris, Londres et Berlin ont fait part de leur volonté de sauver l'accord sur le nucléaire --duquel se sont unilatéralement retirés les Etats-Unis en 2018-- et contestent sur le plan juridique la capacité des Américains à se prévaloir de statut de "participant" à l'accord de Vienne, pour réimposer des sanctions. En riposte au retrait américain de l'accord, Téhéran s'est affranchi depuis mai 2019 de la plupart de ses engagements vis-à-vis de l'accord, tout en demandant un assouplissement des sanctions. (Belga)

Il s'agit de la première visite de Rafael Mariano Grossi en Iran depuis sa prise de fonction en décembre dernier. M. Grossi, qui doit rencontrer des hauts fonctionnaires iraniens mardi, entend faire pression pour obtenir l'accès de l'AIEA à deux sites nucléaires lors de discussions avec le ministre iranien des Affaires étrangère, Mohammad Javad Zarif, et le directeur de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, Ali Akbar Salehi. M. Grossi doit également rencontrer le président Hassan Rohani mercredi avant de retourner à Vienne, où est basée l'AIEA. Il abordera "la possibilité pour les inspecteurs de l'AIEA d'accéder aux endroits dans lesquels ils souhaitent se rendre", a indiqué samedi l'agence dans un communiqué. "J'ai décidé de venir personnellement à Téhéran afin de souligner l'importance de la coopération et de la mise en oeuvre complète de tous les engagements en matière de garanties avec l'AIEA", a déclaré M. Grossi. La visite du chef de l'AIEA a lieu dans une période de tensions entre les Etats-Unis et les Européens après la tentative de Washington de maintenir un embargo sur les armes en Iran et son projet de réimposer des sanctions onusiennes contre la République islamique. Elle a également lieu en amont d'une réunion le 1er septembre de la commission mixte sur l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien visant à empêcher Téhéran de se doter de la bombe atomique. L'Iran a toujours nié que son programme nucléaire avait une dimension militaire. Les Européens s'opposent à l'activation d'une procédure controversée initiée la semaine dernière par Washington pour imposer le rétablissement des sanctions onusiennes contre l'Iran. Paris, Londres et Berlin ont fait part de leur volonté de sauver l'accord sur le nucléaire --duquel se sont unilatéralement retirés les Etats-Unis en 2018-- et contestent sur le plan juridique la capacité des Américains à se prévaloir de statut de "participant" à l'accord de Vienne, pour réimposer des sanctions. En riposte au retrait américain de l'accord, Téhéran s'est affranchi depuis mai 2019 de la plupart de ses engagements vis-à-vis de l'accord, tout en demandant un assouplissement des sanctions. (Belga)