Ni l'armée congolaise ni la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) n'ont confirmé ce bilan. L'armée et les Casques bleus ont annoncé des actions conjointes dans la région de Beni contre les groupes armés. "Trois personnes ont été tuées dans la nuit de mercredi à jeudi à Oicha (30 km au nord de Beni)", a déclaré à l'AFP Donat Kibwana, administrateur du territoire de Beni (Nord-Kivu). Ce responsable politico-administratif attribue l'attaque au groupe armé "ADF (Forces démocratiques alliées), au vu du mode opératoire. Il n'y a pas de doute". "Les trois civils tués sont une femme et deux hommes qui étaient dans leurs maisons. ils ont été sauvagement tués". Par ailleurs, onze cadavres ont été retrouvés et enterrés mercredi à Orototo, près de la frontière avec l'Ouganda, selon David Mowaze, président de la société civile de la chefferie de Watalinga. "9 femmes et 2 hommes ont été massacrés à Orototo dans la nuit de lundi 2 à mardi 3 décembre", a détaillé le mouvement citoyen Lutte pour le changement (Lucha) sur Twitter. La radio onusienne Okapi avance, elle, un dernier bilan de 18 morts pour cette dernière attaque. Au total, plus de 100 civils ont été tués depuis le 5 novembre dans des attaques attribuées au groupe ADF. Selon les experts, ces massacres visent les civils en représailles aux opérations militaires annoncées le 30 octobre par l'armée congolaise contre les bases ADF. Lundi, l'armée congolaise a annoncé avoir "neutralisé" 80 combattants ADF, dont quatre des six principaux chefs "terroristes". "Les deux généraux qui restent seront neutralisés absolument", a affirmé le général Léon-Richard Kasonga, porte-parole de l'armée congolaise. La Mission des Nations unies au Congo (Monusco) a annoncé depuis lundi des "actions conjointes" de ses Casques bleus avec l'armée congolaise contre les groupes armés à Beni Les ADF sont à l'origine des rebelles ougandais musulmans qui se sont repliés en 1995 dans l'est du Congo. Groupe insaisissable, ils ne mènent plus depuis longtemps des attaques contre la frontière ougandaise voisine, et ne revendiquent rien. Le groupe Etat islamique a revendiqué certaines de leurs attaques en début d'année, sans autre preuve d'une affiliation des ADF à l'EI. (Belga)

Ni l'armée congolaise ni la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) n'ont confirmé ce bilan. L'armée et les Casques bleus ont annoncé des actions conjointes dans la région de Beni contre les groupes armés. "Trois personnes ont été tuées dans la nuit de mercredi à jeudi à Oicha (30 km au nord de Beni)", a déclaré à l'AFP Donat Kibwana, administrateur du territoire de Beni (Nord-Kivu). Ce responsable politico-administratif attribue l'attaque au groupe armé "ADF (Forces démocratiques alliées), au vu du mode opératoire. Il n'y a pas de doute". "Les trois civils tués sont une femme et deux hommes qui étaient dans leurs maisons. ils ont été sauvagement tués". Par ailleurs, onze cadavres ont été retrouvés et enterrés mercredi à Orototo, près de la frontière avec l'Ouganda, selon David Mowaze, président de la société civile de la chefferie de Watalinga. "9 femmes et 2 hommes ont été massacrés à Orototo dans la nuit de lundi 2 à mardi 3 décembre", a détaillé le mouvement citoyen Lutte pour le changement (Lucha) sur Twitter. La radio onusienne Okapi avance, elle, un dernier bilan de 18 morts pour cette dernière attaque. Au total, plus de 100 civils ont été tués depuis le 5 novembre dans des attaques attribuées au groupe ADF. Selon les experts, ces massacres visent les civils en représailles aux opérations militaires annoncées le 30 octobre par l'armée congolaise contre les bases ADF. Lundi, l'armée congolaise a annoncé avoir "neutralisé" 80 combattants ADF, dont quatre des six principaux chefs "terroristes". "Les deux généraux qui restent seront neutralisés absolument", a affirmé le général Léon-Richard Kasonga, porte-parole de l'armée congolaise. La Mission des Nations unies au Congo (Monusco) a annoncé depuis lundi des "actions conjointes" de ses Casques bleus avec l'armée congolaise contre les groupes armés à Beni Les ADF sont à l'origine des rebelles ougandais musulmans qui se sont repliés en 1995 dans l'est du Congo. Groupe insaisissable, ils ne mènent plus depuis longtemps des attaques contre la frontière ougandaise voisine, et ne revendiquent rien. Le groupe Etat islamique a revendiqué certaines de leurs attaques en début d'année, sans autre preuve d'une affiliation des ADF à l'EI. (Belga)