Ni le Parti national (PN) de M. English ni l'opposition travailliste emmenée par Jacinda Ardern n'ont emporté la majorité absolue des sièges si bien que le député Winston Peters se retrouve à jouer un rôle décisif d'arbitre. M. English, qui a devancé Mme Ardern de dix points (46% des voix) aux législatives de samedi, estime avoir des "bonnes chances" de parvenir à un accord avec le leader du parti populiste et anti-immigration "Nouvelle Zélande d'abord" (NZF) de M. Peters, 72 ans. "Nous avons été clairement chargés par les électeurs de progresser vers la formation d'un gouvernement cohérent et stable", a-t-il déclaré sur Radio New Zealand. Le PN a obtenu 58 sièges, trois de moins que la majorité absolue de 61 sièges. Le Parti travailliste a obtenu 35,8% des voix (45 sièges), un résultat décevant compte-tenu des espoirs suscités par la nomination à sa tête de la charismatique Mme Ardern. Si les Verts acceptaient de rejoindre les travaillistes, le nombre de sièges serait porté à 52. Ce qui signifie que M. English comme Mme Ardern ont besoin des neuf sièges recueillis par Winston Peters pour réunir la majorité nécessaire à la formation d'un gouvernement. Mme Ardern a refusé de reconnaître sa défaite dans l'espoir de former une coalition avec les Verts et NZF. M. English, qui espère offrir à son camp son quatrième mandat d'affilée à la tête du gouvernement, s'est refusé à préciser ce qu'il avait mis sur la table pour séduire M. Peters. "Nous voulons des négociations respectueuses et constructives et je sais qu'elles seront tendues", a-t-il déclaré. L'intéressé s'est refusé à donner sa préférence et a laissé entendre qu'il ne prendrait une décision qu'au 12 octobre, la date de l'annonce officielle des résultats. M. English a ajouté que ce calendrier lui allait. "Tout le monde cherche des signes de progrès et je pense que deux ou trois semaines est une période raisonnable". M. Peters est connu pour ses prises de position contre l'immigration asiatique et son protectionnisme. Mais c'est un pragmatique qui a montré par le passé qu'il savait se ranger du côté du mieux disant. Il avait en 1996 aidé les conservateurs à prendre le pouvoir contre un poste de vice-Premier ministre. En 2005, il avait rejoint une coalition travailliste en échange des Affaires étrangères. (Belga)

Ni le Parti national (PN) de M. English ni l'opposition travailliste emmenée par Jacinda Ardern n'ont emporté la majorité absolue des sièges si bien que le député Winston Peters se retrouve à jouer un rôle décisif d'arbitre. M. English, qui a devancé Mme Ardern de dix points (46% des voix) aux législatives de samedi, estime avoir des "bonnes chances" de parvenir à un accord avec le leader du parti populiste et anti-immigration "Nouvelle Zélande d'abord" (NZF) de M. Peters, 72 ans. "Nous avons été clairement chargés par les électeurs de progresser vers la formation d'un gouvernement cohérent et stable", a-t-il déclaré sur Radio New Zealand. Le PN a obtenu 58 sièges, trois de moins que la majorité absolue de 61 sièges. Le Parti travailliste a obtenu 35,8% des voix (45 sièges), un résultat décevant compte-tenu des espoirs suscités par la nomination à sa tête de la charismatique Mme Ardern. Si les Verts acceptaient de rejoindre les travaillistes, le nombre de sièges serait porté à 52. Ce qui signifie que M. English comme Mme Ardern ont besoin des neuf sièges recueillis par Winston Peters pour réunir la majorité nécessaire à la formation d'un gouvernement. Mme Ardern a refusé de reconnaître sa défaite dans l'espoir de former une coalition avec les Verts et NZF. M. English, qui espère offrir à son camp son quatrième mandat d'affilée à la tête du gouvernement, s'est refusé à préciser ce qu'il avait mis sur la table pour séduire M. Peters. "Nous voulons des négociations respectueuses et constructives et je sais qu'elles seront tendues", a-t-il déclaré. L'intéressé s'est refusé à donner sa préférence et a laissé entendre qu'il ne prendrait une décision qu'au 12 octobre, la date de l'annonce officielle des résultats. M. English a ajouté que ce calendrier lui allait. "Tout le monde cherche des signes de progrès et je pense que deux ou trois semaines est une période raisonnable". M. Peters est connu pour ses prises de position contre l'immigration asiatique et son protectionnisme. Mais c'est un pragmatique qui a montré par le passé qu'il savait se ranger du côté du mieux disant. Il avait en 1996 aidé les conservateurs à prendre le pouvoir contre un poste de vice-Premier ministre. En 2005, il avait rejoint une coalition travailliste en échange des Affaires étrangères. (Belga)