En cause: une prise de position - à titre strictement personnel - d'une juriste d'Unia, Rachida Lamrabet, contre l'interdiction de la burqa dans les pages du Knack, ce mercredi. "Je ne suis pas pour la burqa, mais je ne suis pas non plus pour son interdiction. Certainement pas dans un pays qui tient les droits de l'homme à coeur", a-t-elle défendu, estimant que toutes les femmes qui portaient la burqa n'étaient pas sous la coupe d'un islam violent. Selon elle, ce sont les décideurs politiques, dans le climat actuel de peur, qui ont fait de ce sujet un question urgente de société. La secrétaire d'Etat Demir a rapidement dénoncé cette prise de position, même exprimée à titre personnel, estimant qu'elle pouvait créer l'amalgame avec Unia. Dans une première réaction, le centre avait souligné que Mme Lamrabet s'exprimait dans Knack en "son nom propre, et pas au nom d'Unia". Une précision que Mme Demir a jugé "extrêmement insatisfaisante". "J'ai déjà dit que Unia avait un problème de perception. Ces propos d'une juriste d'Unia - même en nom propre - ne contribuent pas à une meilleure perception d'Unia", a-t-elle commenté. Avant d'ajouter: "Le centre travaille-t-il à l'égalité des chances pour tous, ou à la menace de ceux-ci? ". Face à ces critiques, le centre interfédéral a rédigé dans l'après-midi un communiqué dans lequel il prend plus nettement ses distances par rapport aux propos de sa juriste qui, rappelle-t-il, s'exprimait à titre personnel et de sa propre initiative. Le centre y rappelle travailler dans un cadre légal clair auquel il compte se tenir. "La direction d'Unia suit (cette affaire) de près et prendra ses responsabilités. L'incident fait à présent l'objet d'une concertation entre employeur et employé. Toute communication éventuelle n'interviendra qu'après (cette concertation)", conclut le communiqué d'Unia. (Belga)

En cause: une prise de position - à titre strictement personnel - d'une juriste d'Unia, Rachida Lamrabet, contre l'interdiction de la burqa dans les pages du Knack, ce mercredi. "Je ne suis pas pour la burqa, mais je ne suis pas non plus pour son interdiction. Certainement pas dans un pays qui tient les droits de l'homme à coeur", a-t-elle défendu, estimant que toutes les femmes qui portaient la burqa n'étaient pas sous la coupe d'un islam violent. Selon elle, ce sont les décideurs politiques, dans le climat actuel de peur, qui ont fait de ce sujet un question urgente de société. La secrétaire d'Etat Demir a rapidement dénoncé cette prise de position, même exprimée à titre personnel, estimant qu'elle pouvait créer l'amalgame avec Unia. Dans une première réaction, le centre avait souligné que Mme Lamrabet s'exprimait dans Knack en "son nom propre, et pas au nom d'Unia". Une précision que Mme Demir a jugé "extrêmement insatisfaisante". "J'ai déjà dit que Unia avait un problème de perception. Ces propos d'une juriste d'Unia - même en nom propre - ne contribuent pas à une meilleure perception d'Unia", a-t-elle commenté. Avant d'ajouter: "Le centre travaille-t-il à l'égalité des chances pour tous, ou à la menace de ceux-ci? ". Face à ces critiques, le centre interfédéral a rédigé dans l'après-midi un communiqué dans lequel il prend plus nettement ses distances par rapport aux propos de sa juriste qui, rappelle-t-il, s'exprimait à titre personnel et de sa propre initiative. Le centre y rappelle travailler dans un cadre légal clair auquel il compte se tenir. "La direction d'Unia suit (cette affaire) de près et prendra ses responsabilités. L'incident fait à présent l'objet d'une concertation entre employeur et employé. Toute communication éventuelle n'interviendra qu'après (cette concertation)", conclut le communiqué d'Unia. (Belga)