Les militantes, dont certaines portaient un masque buccal barré d'une croix, ont brandi sous une pluie battante des pancartes sur lesquelles on pouvait lire "La culpabilité doit changer de camp", "Une justice plus juste pour les femmes", "Moins de gnons, plus de vraies sanctions", "Non à la dépénalisation du proxénétisme", "Basta, on veut un vrai changement de justice" ou encore "Non à la réforme pénale". Le réseau Faces, qui regroupe des organisations comme La voix des femmes, Le monde selon les Femmes, Mouvement pour l'égalité des femmes et des hommes, Université des femmes, le Collectif des femmes de Louvain-La Neuve et Vie féminine (qui fait partie du Mouvement ouvrier chrétien), demande le gel de la réforme du code pénal sur les matières sexuelles. Il estime "qu'elle ne correspond pas aux problématiques de terrain auxquelles font face les femmes et qu'elle ne va qu'amplifier les difficultés rencontrées pour condamner les auteurs", a expliqué la présidente du Mouvement pour l'égalité des femmes et des hommes, Donatienne Portugaels. "De manière transversale, le problème est qu'il faudra prouver que l'auteur a agi délibérément et volontairement pour qu'il soit condamné", a-t-elle pointé. Toute protection des victimes sera ainsi rendue inefficace, ont déploré les membres de Faces. Les associations mobilisées ont également dénoncé la définition de l'inceste inscrite dans la réforme et l'impact de cette dernière sur les victimes de traite des êtres humains. (Belga)

Les militantes, dont certaines portaient un masque buccal barré d'une croix, ont brandi sous une pluie battante des pancartes sur lesquelles on pouvait lire "La culpabilité doit changer de camp", "Une justice plus juste pour les femmes", "Moins de gnons, plus de vraies sanctions", "Non à la dépénalisation du proxénétisme", "Basta, on veut un vrai changement de justice" ou encore "Non à la réforme pénale". Le réseau Faces, qui regroupe des organisations comme La voix des femmes, Le monde selon les Femmes, Mouvement pour l'égalité des femmes et des hommes, Université des femmes, le Collectif des femmes de Louvain-La Neuve et Vie féminine (qui fait partie du Mouvement ouvrier chrétien), demande le gel de la réforme du code pénal sur les matières sexuelles. Il estime "qu'elle ne correspond pas aux problématiques de terrain auxquelles font face les femmes et qu'elle ne va qu'amplifier les difficultés rencontrées pour condamner les auteurs", a expliqué la présidente du Mouvement pour l'égalité des femmes et des hommes, Donatienne Portugaels. "De manière transversale, le problème est qu'il faudra prouver que l'auteur a agi délibérément et volontairement pour qu'il soit condamné", a-t-elle pointé. Toute protection des victimes sera ainsi rendue inefficace, ont déploré les membres de Faces. Les associations mobilisées ont également dénoncé la définition de l'inceste inscrite dans la réforme et l'impact de cette dernière sur les victimes de traite des êtres humains. (Belga)