Comme pour Montpellier (sud) la semaine dernière, un appel avait été lancé sur les réseaux sociaux pour faire de Toulouse la "capitale" nationale du mouvement pour ce 31e samedi consécutif de manifestation. Lancé le 17 novembre en réaction à la politique sociale et fiscale d'Emmanuel Macron, ce mouvement de fronde populaire émaillé d'incidents parfois violents s'est progressivement étiolé, avec une mobilisation en baisse ces derniers mois. Ce samedi, en quelques secondes, sous un épais nuage de gaz lacrymogène, le cortège s'est dispersé. "On avançait joyeusement, on chantait, et d'un coup des dizaines de policiers se sont rués sur nous, arrachant les banderoles et matraquant les manifestants en tête du cortège", a déclaré Bastien, les yeux rougis. Des passants, dont des familles avec enfants, paniqués, ont couru se réfugier dans les commerces environnants, a constaté l'AFP. La préfecture a une nouvelle fois interdit aux manifestants l'accès à la place du Capitole. (Belga)