"Nous avons récemment rejeté le projet d'accord interprofessionnel (AIP). Le problème majeur était l'absence d'une augmentation substantielle des plus bas salaires. En effet, la marge salariale de 1,1%, soit 10 cents de l'heure pour le salaire minimum, reste insuffisante; la FGTB demande un salaire minimum de 14 euros de l'heure pour lutter contre le phénomène croissant des travailleurs pauvres. Nous voulons que la majorité des citoyens retrouvent un pouvoir d'achat décent!", affirme Nicolas Deprets, porte-parole de l'organisation syndicale.

Au-delà de cette "revendication urgente et légitime", la FGTB liste encore pêle-mêle une demi-dizaine de doléances: porter toutes les allocations sociales minimales à 10% au-dessus du seuil de pauvreté, relever la pension minimum à 1.500 euros net, réviser la loi salariale (loi de '96), mettre en place une grande réforme fiscale, un "social shift" pour que les épaules les plus fortes supportent les charges les plus lourdes et que les services essentiels (services publics, soins de santé, etc.) restent abordables, et enfin réduire la TVA sur l'énergie des ménages à 6%.

Pour avancer sur ces matières, le syndicat demande aux organisations patronales "de redescendre sur terre" et de se remettre autour de la table".

En attendant, une nouvelle journée d'action nationale s'organise ce mardi 14 mai et la FGTB exhorte l'ensemble de ses membres à se mobiliser en masse aux quatre coins du pays: "Nous espérons voir plusieurs milliers de personnes aux points de rendez-vous", indique Nicolas Deprets.

Concrètement à Bruxelles, un rassemblement se tiendra place de la Monnaie à 10h. Raf De Weerdt, secrétaire fédéral de la FGTB et Estelle Ceulemans, secrétaire générale de la FGTB Bruxelles y prendront la parole.

En Wallonie, différentes actions sont planifiées, avec des points d'orgue ici et là. "A Tournai, une rencontre aura lieu à 8h30 avec le patron de l'Union wallonne des entreprises, dans les bureau de la FGTB Wallonie picarde. Vers 10h, un cortège s'élancera du parc d'attractions Walibi pour rejoindre un parking qui jouxte la rue du Meunier, à Wavre. Robert Vertenueil, président de la FGTB, y prononcera un discours. Enfin, un rassemblement est aussi annoncé à 10h gare des Guillemins à Liège", précise Nicolas Deprets.

La Flandre emboitera le pas puisque des opérations de sensibilisation et des rassemblements sont prévus à Anvers, Gand, Louvain et Tirlemont (Brabant flamand).

Par ces actions, La FGTB entend remettre le pouvoir d'achat au premier plan des préoccupations dans la perspective des élections du 26 mai prochain.

Différents secteurs et entreprises privées devraient être touchés par ce mouvement de grogne. Mais difficile de dire lesquels exactement.

Seule la CGSP Admi a annoncé avoir déposé un préavis de grève pour l'ensemble des services de police et l'inspection générale de la police fédérale et de la police locale (AIG).

Des perturbations sont aussi à craindre sur le réseau TEC, notamment dans les provinces de Liège et du Hainaut.

La circulation des bus Tec touchée par l'action de la FGTB

La circulation des bus TEC est perturbée mardi matin par l'action de la FGTB organisée à travers le pays. Dans la région de Liège et Verviers, environ un bus sur 10 circule (13%), indique la porte-parole locale vers 6h00.

A Charleroi, l'action est également bien suivie. Selon un point de la situation à 5h30, 40% des métros 1 et 2 étaient en circulation, pour 7% de la ligne 3 et aucun métro sur la ligne 4.

12% des bus sont partis du dépôt de Jumet/Nalinnes, 11% de celui d'Anderlues et aucun du dépôt de Genson.

D'après le site des Tec, 68% des parcours devraient être assurés dans le Brabant wallon. 66% des lignes pourraient être touchées.

Dans le Hainaut à 6h00, les services de deux lignes sur 10 étaient assurés dans la région du Borinage, 28% à Mons, 31% dans la région du Centre et 84% dans le Hainaut occidental.

Dans la zone Namur-Luxembourg, le site n'a pas été mis à jour mardi matin, mais quelques perturbations sont également à prévoir.

Le syndicat socialiste (FGTB) mène une journée d'action en faveur du pouvoir d'achat et contre les inégalités sociales. Des rassemblements et discours sont prévus en Wallonie, à Bruxelles et en Flandre.