"Cette date permet, au regard des contraintes juridiques et matérielles de garantir le parfait déroulement du scrutin", a indiqué dans un communiqué le haut-commissariat de la République, qui représente l'Etat français dans le territoire. Un premier référendum d'autodétermination, le 4 novembre 2018, s'était traduit par une victoire des partisans du non à l'indépendance avec 56,7% des suffrages. Un accord signé en 1998 prévoit toutefois jusqu'à trois référendums au cas où l'indépendance serait rejetée lors des deux premiers. Convaincus que le temps leur permettra de gagner des voix, les indépendantistes, dont le score l'an dernier avait largement dépassé les pronostics, défendaient un référendum le plus tard possible, en novembre 2020. A l'inverse, le camp non indépendantiste réclamait que ce deuxième référendum ait lieu dès juillet. Un compromis avait été trouvé le 10 octobre sur des dates intermédiaires. Les deux camps sont également divisés sur la question de la composition du corps électoral. L'accord de Nouméa, signé en mai 1998, a mis en place un processus de décolonisation par étapes de la Nouvelle-Calédonie, territoire français depuis 1853. Ce processus est l'aboutissement d'un travail de réconciliation entre les deux principales communautés du territoire, les Kanak d'origine mélanésienne et les descendants d'Européens, entamé en 1988 après de graves violences dans les années 1980. (Belga)