L'IFIC est l'acronyme de Instituut voor Functieclassificatie - Institut de Classification de fonctions, soit un organisme chargé de moderniser la classification des postes existant au sein des secteurs qui relèvent de la commission paritaire 330 des établissements et services de santé. Concrètement, chaque fonction est cataloguée selon une série de critères qui ont été choisis par les partenaires sociaux (patrons et syndicats). Au total, "218 fonctions sont classées en six familles (administration - hôtelier, logistique et technique - médicotechnique et pharmacie - paramédical - psycho-social - infirmier/soignant) et en 20 catégories, qui correspondent chacune à une échelle salariale différente", détaille Santhea, une fédération patronale d'institutions de soins de santé wallonnes et bruxelloises. Chaque travailleur a normalement reçu une projection individualisée, qui compare sur l'ensemble de sa carrière son salaire actuel et celui auquel il pourra prétendre avec l'IFIC. L'employé est libre d'accepter ou de refuser ce nouveau barème et le cas échéant, de rester dans l'ancien système, plus avantageux pour les personnes dont la carrière est déjà bien avancée. En effet, l'IFIC propose une évolution de salaire plus rapide et plus importante en début de carrière, pour arriver, en fin de carrière, à un niveau similaire à celui de l'ancien barème. Il est donc plus intéressant pour les jeunes. Les travailleurs qui entreront en service à partir du 1er juillet 2021 bénéficieront, eux, automatiquement de l'application des échelles barémiques IFIC. Fruit d'un accord entre les partenaires sociaux, la réforme de l'IFIC a été lancée en 2018, sous la législature précédente, avec pour objectif principal de "favoriser financièrement les premières années de carrière pour augmenter l'attractivité de la profession", indique le cabinet du ministre de la Santé. Sa mise en application se fait en deux temps: dès le 1er juillet dans le secteur privé et d'ici la fin de l'année dans le secteur public (avec toutefois un effet rétroactif au 1er juillet). Le coût annuel total de l'implémentation complète de l'IFIC, pour tous les secteurs de la CP330 concernés, s'élève à 500 millions d'euros, injectés par le gouvernement fédéral. Ce montant représente une augmentation moyenne de la masse salariale de 6%. (Belga)

L'IFIC est l'acronyme de Instituut voor Functieclassificatie - Institut de Classification de fonctions, soit un organisme chargé de moderniser la classification des postes existant au sein des secteurs qui relèvent de la commission paritaire 330 des établissements et services de santé. Concrètement, chaque fonction est cataloguée selon une série de critères qui ont été choisis par les partenaires sociaux (patrons et syndicats). Au total, "218 fonctions sont classées en six familles (administration - hôtelier, logistique et technique - médicotechnique et pharmacie - paramédical - psycho-social - infirmier/soignant) et en 20 catégories, qui correspondent chacune à une échelle salariale différente", détaille Santhea, une fédération patronale d'institutions de soins de santé wallonnes et bruxelloises. Chaque travailleur a normalement reçu une projection individualisée, qui compare sur l'ensemble de sa carrière son salaire actuel et celui auquel il pourra prétendre avec l'IFIC. L'employé est libre d'accepter ou de refuser ce nouveau barème et le cas échéant, de rester dans l'ancien système, plus avantageux pour les personnes dont la carrière est déjà bien avancée. En effet, l'IFIC propose une évolution de salaire plus rapide et plus importante en début de carrière, pour arriver, en fin de carrière, à un niveau similaire à celui de l'ancien barème. Il est donc plus intéressant pour les jeunes. Les travailleurs qui entreront en service à partir du 1er juillet 2021 bénéficieront, eux, automatiquement de l'application des échelles barémiques IFIC. Fruit d'un accord entre les partenaires sociaux, la réforme de l'IFIC a été lancée en 2018, sous la législature précédente, avec pour objectif principal de "favoriser financièrement les premières années de carrière pour augmenter l'attractivité de la profession", indique le cabinet du ministre de la Santé. Sa mise en application se fait en deux temps: dès le 1er juillet dans le secteur privé et d'ici la fin de l'année dans le secteur public (avec toutefois un effet rétroactif au 1er juillet). Le coût annuel total de l'implémentation complète de l'IFIC, pour tous les secteurs de la CP330 concernés, s'élève à 500 millions d'euros, injectés par le gouvernement fédéral. Ce montant représente une augmentation moyenne de la masse salariale de 6%. (Belga)