Le coronavirus, toujours bien présent en Europe malgré le déconfinement, a fortement perturbé les six mois lors desquels les réunions entre ministres des Etats membres et les contacts diplomatiques pour préparer les sommets européens ont été gérés par Zagreb. Il a fallu réorganiser une bonne partie du calendrier, déménager nombre de discussions vers le purement virtuel, etc. Le contenu a lui aussi grandement été chamboulé par la pandémie, qui a mis l'économie européenne un genou à terre. Pour la relever, sans créer de distorsions trop importantes, la Commission a proposé en mai un nouveau cadre budgétaire 2021-2027 ainsi qu'un instrument de relance à 750 milliards d'euros censé soutenir financièrement les Etats dans les premières années. L'attitude de l'Allemagne sur ce dossier, aux côtés de la France, avait permis de passer un obstacle qui paraissait insurmontable pour Berlin jusqu'il y a peu: l'idée de contracter une dette commune au niveau de l'Union. Angela Merkel et Emmanuel Macron avaient publiquement fait un gigantesque pas en ce sens en proposant un fonds de relance imaginé par les deux pays, et intégrant cet élément, le 18 mai dernier. L'instrument de relance mis sur la table par la Commission, qui reprend cette idée, ainsi que son plan de budget à long terme, doivent encore être négociés et approuvés par les Etats membres, un travail qui se poursuivra lors du sommet des 17-18 juillet. Dans un premier temps, le "crisis management" immédiat et la relance seront les priorités "qui s'imposent", confirme une source. Juste après la pause estivale, c'est "la future relation avec le Royaume-Uni" qui prendra le dessus. Les autres priorités de cette présidence forcée de se réinventer avant même d'avoir commencé viendront ensuite, si le temps le permet: on cite l'Europe "sociale", puis le climat, la digitalisation, la migration, l'Etat de droit, mais aussi les Affaires étrangères. (Belga)

Le coronavirus, toujours bien présent en Europe malgré le déconfinement, a fortement perturbé les six mois lors desquels les réunions entre ministres des Etats membres et les contacts diplomatiques pour préparer les sommets européens ont été gérés par Zagreb. Il a fallu réorganiser une bonne partie du calendrier, déménager nombre de discussions vers le purement virtuel, etc. Le contenu a lui aussi grandement été chamboulé par la pandémie, qui a mis l'économie européenne un genou à terre. Pour la relever, sans créer de distorsions trop importantes, la Commission a proposé en mai un nouveau cadre budgétaire 2021-2027 ainsi qu'un instrument de relance à 750 milliards d'euros censé soutenir financièrement les Etats dans les premières années. L'attitude de l'Allemagne sur ce dossier, aux côtés de la France, avait permis de passer un obstacle qui paraissait insurmontable pour Berlin jusqu'il y a peu: l'idée de contracter une dette commune au niveau de l'Union. Angela Merkel et Emmanuel Macron avaient publiquement fait un gigantesque pas en ce sens en proposant un fonds de relance imaginé par les deux pays, et intégrant cet élément, le 18 mai dernier. L'instrument de relance mis sur la table par la Commission, qui reprend cette idée, ainsi que son plan de budget à long terme, doivent encore être négociés et approuvés par les Etats membres, un travail qui se poursuivra lors du sommet des 17-18 juillet. Dans un premier temps, le "crisis management" immédiat et la relance seront les priorités "qui s'imposent", confirme une source. Juste après la pause estivale, c'est "la future relation avec le Royaume-Uni" qui prendra le dessus. Les autres priorités de cette présidence forcée de se réinventer avant même d'avoir commencé viendront ensuite, si le temps le permet: on cite l'Europe "sociale", puis le climat, la digitalisation, la migration, l'Etat de droit, mais aussi les Affaires étrangères. (Belga)