Les cas d'infections aux légionelles, des bactéries qui peuvent être dangereuses quand on les inhale mais ne se transmettent pas d'un humain à un autre, se multiplient ces derniers jours dans cette zone de Flandre orientale. La commune d'Evergem, où doit se situer la source encore non-identifée de l'actuelle vague d'infections, et l'agence Zorg en Gezondheid, ont indiqué organiser une conférence de presse jeudi en fin d'après-midi.

"Nous sommes occupés à rassembler davantage d'informations sur ce nouveau patient, et ce que cela signifie pour l'actuelle vague de cas", indique Zorg en Gezondheid. "Avec les autorités communales d'Evergem, nous organisons une conférence de presse à 17h00 dans la salle du conseil de la maison communale. Dans l'attente de cette conférence, nous ne pouvons pas donner davantage d'informations."

L'hospitalisation d'une nouvelle personne porte à 18 le nombre total de cas connus, dont deux personnes atteintes qui sont décédées, lundi soir et mercredi dans deux hôpitaux différents de la ville de Gand.

La personne décédée lundi soir à l'UZ Gent était un homme de 50 ans habitant Evergem, qui souffrait de diabète. Celle dont le décès a été annoncé mercredi est un homme de 70 ans, hospitalisé à l'AZ Sint-Lucas.

La source des légionelles inhalées pourrait être, mais sans certitude, une tour de refroidissement dans la zone industrielle le long du canal à Evergem. Des échantillons ont été prélevés sur place dans une quinzaine de tours de refroidissement, mais les résultats des analyses de ces échantillons ne sont attendus que lundi prochain.

Le parquet de Flandre orientale entame sa propre enquête

Le parquet de Flandre orientale a entamé une enquête au sujet des cas de légionellose à Evergem, une maladie qui a couté la vie à deux personnes ces derniers jours. "Nous voulons être tenus au courant des résultats de la recherche de la source et déterminer si d'éventuels faits répréhensibles ont eu lieu", indique la porte-parole du parquet Annelies Verstraete.

"Il est trop tôt pour le savoir, mais nous voulons pouvoir exclure cette hypothèse", indique-t-elle. Des échantillons ont été prélevés dans 19 entreprises qui ont une tour de refroidissement dans la zone suspectée d'être à l'origine des infections aux légionelles, une zone le long du canal.