Entourée d'autres jeunes inspirés par le mouvement des "grèves scolaires" pour le climat qu'elle a initié, dont les Belges Anuna De Wever, Kyra Gantois et Adélaïde Charlier, Greta Thunberg a imploré les dirigeants d'écouter les scientifiques. "La plupart des politiciens ne veulent pas nous parler. Bien. Nous non plus. Nous voulons qu'ils parlent aux scientifiques", a-t-elle lancé du haut de ses 16 ans. La jeune femme a ensuite demandé à l'Union européenne de revoir à la hausse ses objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, pour sauver ce qui peut encore l'être et éviter les scénarios incontrôlables décrits par les experts du Giec si le réchauffement climatique dépasse 1,5°C. "Il faut moins 80% de gaz à effet de serre d'ici à 2030, il faut être deux fois plus ambitieux." "On laisse tous les problèmes à notre génération. Mais ce n'est pas pour notre avenir que nous nous battons, c'est pour celui de tout le monde", a insisté la militante dont le visage entouré de deux tresses est devenu une figure mondiale de la lutte climatique. "Si vous pensez que nous devrions être dans les classes, faites grève, vous! Dire que tout va bien en ne faisant rien, ce n'est pas acceptable. Se contenter d'attendre que l'espoir revienne, c'est une attitude d'enfant gâté. L'espoir est quelque chose qui se gagne", a-t-elle conclu, vivement applaudie. Ce jeudi après-midi, Greta Thunberg participera à la marche des jeunes pour le climat dans la capitale belge. (Belga)