"Nous devons trouver une autre manière de gérer les migrations", martèle Médecins du Monde, qui souligne que la situation migratoire n'est pas prête de changer au vu de l'instabilité régnant au Proche-Orient et en Libye. "Plus de 12.000 personnes sont mortes depuis 2014 en Méditerranée centrale, en tentant de rallier l'Europe depuis la Libye, ce qui en fait la route migratoire maritime la plus meurtrière au monde", rappelle-t-elle en citant des chiffres de l'Onu. "Les pays ayant adopté le pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières doivent définir des politiques guidées par le respect des droits humains et internationaux", poursuit-elle. Le Pacte des Nations unies sur la migration, confirmé par 164 pays -à l'exception notable des États-Unis- en décembre dernier, doit renforcer la coopération internationale pour une "migration sûre". Il n'est cependant pas contraignant. La Belgique l'avait ratifié, ce qui avait provoqué le départ de la N-VA du gouvernement fédéral. Médecins du Monde s'inquiète également de l'état de santé physique et mentale des migrants. Au hub humanitaire de Bruxelles, auquel collabore l'organisation depuis 2015, le service médical mis en place par Médecins du Monde effectue en moyenne 631 consultations médicales chaque mois. (Belga)