"Nous avions promis le retour du coeur et nous tenons parole", a ajouté Paul Magnette. "En ce printemps, malgré la crise sanitaire, des millions de citoyens retrouvent des perspectives. Et tout ceci n'est qu'un début. La crise nous a rappelé que la précarité est loin d'avoir disparu, que les inégalités et les discriminations restent criantes, que beaucoup de nos concitoyens souffrent de la solitude et de l'isolement", a-t-il poursuivi. "Nous sommes aussi, bien entendu, aux côtés de nos camarades des organisations syndicales dans leur combat pour l'augmentation des salaires", a encore affirmé le président du PS alors que l'impasse des discussions sur l'accord interprofessionnel secoue la majorité fédérale depuis plusieurs jours. Le bras de fer entre partenaires sociaux s'est en effet immiscé au sein de la Vivaldi, les socialistes francophones et flamands menaçant de bloquer les hausses de salaires des patrons et les dividendes si aucune avancée n'est possible sur la marge salariale, limitée pour l'instant à 0,4%. Si les phrases chocs se sont multipliées la semaine passée, le propos, cette fois, est ferme mais mesuré. "Il faut pouvoir octroyer des augmentations de salaire à tous les travailleurs qui ont continué à donner le meilleur d'eux-mêmes dans des secteurs qui, malgré la crise, ont fait des bénéfices. C'est pour nous une évidence. On ne comprendrait pas qu'ils ne soient pas récompensés pour leur travail", a ainsi sobrement répété Paul Magnette en appelant par ailleurs à la poursuite du combat pour le salaire minimum. "Pendant le confinement, nous avons eu souvent l'occasion de réfléchir au sens de nos vies, à ce à quoi nous tenons, et que nous voulons protéger, et à ce dont nous ne voulons plus", a enchaîné le patron du PS. "Nous sommes de plus en plus nombreux à dire que nous ne voulons plus d'un monde dominé par le profit, et qu'il est temps de remettre l'humain au centre de toute chose. Nous ne voulons plus d'un monde de la surconsommation et du gaspillage, qui saccage la nature. Nous ne voulons plus de l'austérité qui détruit tout, nous voulons retrouver l'investissement, dans les services publics et dans l'humain. Nous ne voulons plus d'une économie de la performance à tout prix, qui nous presse comme des citrons. Nous voulons du temps pour nous et pour ceux que nous aimons", a-t-il listé. "Voilà les combats que nous allons mener, les prochains mois et les prochaines années. Le premier qui osera encore dire que les services publics et la sécurité sociale coûtent trop cher nous trouvera sur son chemin. Nous rappellerons que dans la crise, c'est grâce à la sécurité sociale et aux services publics que notre société a tenu le coup, et que le temps est venu de les consolider et de les étendre, pour continuer à faire reculer les inégalités et l'insécurité d'existence", a conclu Paul Magnette. (Belga)

"Nous avions promis le retour du coeur et nous tenons parole", a ajouté Paul Magnette. "En ce printemps, malgré la crise sanitaire, des millions de citoyens retrouvent des perspectives. Et tout ceci n'est qu'un début. La crise nous a rappelé que la précarité est loin d'avoir disparu, que les inégalités et les discriminations restent criantes, que beaucoup de nos concitoyens souffrent de la solitude et de l'isolement", a-t-il poursuivi. "Nous sommes aussi, bien entendu, aux côtés de nos camarades des organisations syndicales dans leur combat pour l'augmentation des salaires", a encore affirmé le président du PS alors que l'impasse des discussions sur l'accord interprofessionnel secoue la majorité fédérale depuis plusieurs jours. Le bras de fer entre partenaires sociaux s'est en effet immiscé au sein de la Vivaldi, les socialistes francophones et flamands menaçant de bloquer les hausses de salaires des patrons et les dividendes si aucune avancée n'est possible sur la marge salariale, limitée pour l'instant à 0,4%. Si les phrases chocs se sont multipliées la semaine passée, le propos, cette fois, est ferme mais mesuré. "Il faut pouvoir octroyer des augmentations de salaire à tous les travailleurs qui ont continué à donner le meilleur d'eux-mêmes dans des secteurs qui, malgré la crise, ont fait des bénéfices. C'est pour nous une évidence. On ne comprendrait pas qu'ils ne soient pas récompensés pour leur travail", a ainsi sobrement répété Paul Magnette en appelant par ailleurs à la poursuite du combat pour le salaire minimum. "Pendant le confinement, nous avons eu souvent l'occasion de réfléchir au sens de nos vies, à ce à quoi nous tenons, et que nous voulons protéger, et à ce dont nous ne voulons plus", a enchaîné le patron du PS. "Nous sommes de plus en plus nombreux à dire que nous ne voulons plus d'un monde dominé par le profit, et qu'il est temps de remettre l'humain au centre de toute chose. Nous ne voulons plus d'un monde de la surconsommation et du gaspillage, qui saccage la nature. Nous ne voulons plus de l'austérité qui détruit tout, nous voulons retrouver l'investissement, dans les services publics et dans l'humain. Nous ne voulons plus d'une économie de la performance à tout prix, qui nous presse comme des citrons. Nous voulons du temps pour nous et pour ceux que nous aimons", a-t-il listé. "Voilà les combats que nous allons mener, les prochains mois et les prochaines années. Le premier qui osera encore dire que les services publics et la sécurité sociale coûtent trop cher nous trouvera sur son chemin. Nous rappellerons que dans la crise, c'est grâce à la sécurité sociale et aux services publics que notre société a tenu le coup, et que le temps est venu de les consolider et de les étendre, pour continuer à faire reculer les inégalités et l'insécurité d'existence", a conclu Paul Magnette. (Belga)