Le missionnaire royal, Koen Geens, a jeté l'éponge suite au refus du PS, par la voix de Paul Magnette, de poursuivre des discussions avec les nationalistes. Une prise de position actée par le Vice Premier ministre CD&V, mais aussi par les autres formations. "PS et N-VA sous cette législature, c'est terminé. Ce n'est pas moi qui l'ai dit, c'est Koen Geens qui l'a dit", a expliqué Georges-Louis Bouchez. Si on parle beaucoup de coal...

Le missionnaire royal, Koen Geens, a jeté l'éponge suite au refus du PS, par la voix de Paul Magnette, de poursuivre des discussions avec les nationalistes. Une prise de position actée par le Vice Premier ministre CD&V, mais aussi par les autres formations. "PS et N-VA sous cette législature, c'est terminé. Ce n'est pas moi qui l'ai dit, c'est Koen Geens qui l'a dit", a expliqué Georges-Louis Bouchez. Si on parle beaucoup de coalitions possibles/impossibles lors de la phase d'information, qu'en est-il du programme politique ? Nos confrères de La Libre ont pu consulter la note de travail de Koen Geens. Voici quelques thématiques abordées. Marché de l'emploi. La note inclut une réforme qui passerait à près de 5 milliards d'euros en 2024. Au menu : maîtrise du coût salarial, diminution de la dépendance aux prestations sociales, valorisation des travailleurs pauvres, réforme des allocations de chômage, réintégration sur le marché du travail de certains allocataires sociaux... La note de l'ancien informateur Paul Magnette sur cette thématique avait été largement recalée, entre autres, par le patronat flamand. Pensions. Koen Geens fait quelques propositions : hausse du taux de remplacement de 60 à 75%, et relèvement du minimum de pension notamment. Climat. Priorité à la flexibilisation du système de production d'électricité. La note mentionne également une hausse de la dotation dédiée à la SNCB et à Infrabel, et de nouvelles voitures de société "zéro émissions" à partir de 2023. Sécurité. Un volet sécurité est aussi représenté, avec notamment une hausse des dépenses pour recruter dans la police. Justice. Un petit refinancement de la justice, cher aux chrétiens-démocrates, ainsi que des mesures qui ont trait à la fiscalité des familles.Ces mesures ont bien évidemment un coût. Au total, la note de Koen Geens comporte des réformes pour près de 8 milliards d'euros au total, a calculé La Libre. Un paramètre important quand on sait que le futur gouvernement devra être particulièrement attentif au déficit budgétaire. Le PS notamment a plusieurs fois rappelé sa volonté de faire un audit du déficit budgétaire laissé par le gouvernement sortant.