"La note Coquelicot n'est qu'un des éléments de travail parmi d'autres. Nous viendrons avec nos propres analyses et nos propres propositions. Nous ajouterons le pouvoir d'achat, le refus de toute hausse de la fiscalité, les investissements dans les infrastructures telles que les hôpitaux, la diminution du nombre de structures", a indiqué M. Borsus.

"Nous plaidons également en faveur de l'amélioration de la qualité de l'enseignement - nous souhaitons rediscuter du tronc commun et du décret inscription", a-t-il ajouté. Sur le plan budgétaire, le chef de file namurois dénonce l'absence de note préalable à la note Coquelicot. "En ce qui concerne la Communauté française, une étude de l'université de Namur prévoit, sans nouvelle mesure, un déficit de 600 millions d'euros pour 2020, et une explosion de 50% de la dette dans les cinq ans à venir", rappelle-t-il.

Pour M. Borsus, il n'y a plus de temps à perdre alors que 47 jours se sont déjà écoulés depuis les élections. "Nos concitoyens attendent que nous soyons constructifs, que nous cherchions des solutions, que nous proposions un projet pour la Wallonie et la Fédération Wallonie-Bruxelles. Ils attendent des représentants politiques, non des divisions à l'infini, mais la construction de choses fortes". "On a perdu beaucoup de temps, le fait d'avoir tenté une coalition avec des communistes a été incroyable et désastreux, et un gouvernement minoritaire ne pouvait pas fonctionner", juge le chef de file réformateur. Le message du MR est que nous voulons assumer nos responsabilités même si on sait que ce sera très difficile". Willy Borsus confirme que le MR répondra positivement à l'invitation du PS de mener avec Ecolo des discussions exploratoires en vue de la formation des gouvernements en Wallonie et en Fédération Wallonie-Bruxelles.