Philip Manshaus, 22 ans, doit répondre devant la justice d'"homicide" et "acte terroriste". Vêtu d'un gilet pare-balles et d'un casque équipé d'une caméra, il avait ouvert le feu le 10 août 2019 au centre islamique Al-Noor à Baerum, sans faire de blessés graves, avant d'être maîtrisé par des fidèles. La police avait ensuite retrouvé le corps de sa demi-soeur adoptive, d'origine chinoise, tuée de quatre balles à leur domicile. "Il semble être dangereux sur une très longue durée", a déclaré le procureur Johan Øverberg au dernier jour du procès, au tribunal d'Asker og Baerum, à l'ouest d'Oslo. Assortie d'un minimum de 14 ans, la peine de prison spéciale ("forvaring") requise mercredi est une peine qui peut être indéfiniment prolongée, aussi longtemps que le condamné est jugé dangereux. La perpétuité n'existe pas en Norvège. Dans son réquisitoire, M. Øverberg a fait valoir que le meurtre de la soeur adoptive de 17 ans, Johanne Zhangjia Ihle-Hansen, était une "exécution planifiée" et avait des "motivations racistes". Dans la mosquée où seuls se trouvaient trois fidèles préparant la fête de l'Aïd, Manshaus, armé de deux fusils de chasse, "voulait tuer le plus de musulmans possible", a ajouté le procureur, soulignant que l'accusé n'avait pas émis de remords. "Il n'a aucune circonstance atténuante", a-t-il conclu. De son côté, l'extrémiste de droite reconnaît les faits mais rejette les chefs d'accusation, assurant avoir agi par "état de nécessité", une notion juridique qui autorise des actes illégaux dans des conditions exceptionnelles, à savoir, selon lui, pour assurer la "survie de la race blanche". Il dit avoir été inspiré par l'attaque de Christchurch en Nouvelle-Zélande en mars 2019, au cours de laquelle Brenton Tarrant avait fait 51 morts en ouvrant le feu dans deux mosquées. Tarrant s'inscrivait lui-même en droite ligne avec un autre extrémiste norvégien, Anders Behring Breivik, qui avait tué 77 personnes dans un attentat à la bombe et une fusillade contre des jeunes travaillistes le 22 juillet 2011. (Belga)

Philip Manshaus, 22 ans, doit répondre devant la justice d'"homicide" et "acte terroriste". Vêtu d'un gilet pare-balles et d'un casque équipé d'une caméra, il avait ouvert le feu le 10 août 2019 au centre islamique Al-Noor à Baerum, sans faire de blessés graves, avant d'être maîtrisé par des fidèles. La police avait ensuite retrouvé le corps de sa demi-soeur adoptive, d'origine chinoise, tuée de quatre balles à leur domicile. "Il semble être dangereux sur une très longue durée", a déclaré le procureur Johan Øverberg au dernier jour du procès, au tribunal d'Asker og Baerum, à l'ouest d'Oslo. Assortie d'un minimum de 14 ans, la peine de prison spéciale ("forvaring") requise mercredi est une peine qui peut être indéfiniment prolongée, aussi longtemps que le condamné est jugé dangereux. La perpétuité n'existe pas en Norvège. Dans son réquisitoire, M. Øverberg a fait valoir que le meurtre de la soeur adoptive de 17 ans, Johanne Zhangjia Ihle-Hansen, était une "exécution planifiée" et avait des "motivations racistes". Dans la mosquée où seuls se trouvaient trois fidèles préparant la fête de l'Aïd, Manshaus, armé de deux fusils de chasse, "voulait tuer le plus de musulmans possible", a ajouté le procureur, soulignant que l'accusé n'avait pas émis de remords. "Il n'a aucune circonstance atténuante", a-t-il conclu. De son côté, l'extrémiste de droite reconnaît les faits mais rejette les chefs d'accusation, assurant avoir agi par "état de nécessité", une notion juridique qui autorise des actes illégaux dans des conditions exceptionnelles, à savoir, selon lui, pour assurer la "survie de la race blanche". Il dit avoir été inspiré par l'attaque de Christchurch en Nouvelle-Zélande en mars 2019, au cours de laquelle Brenton Tarrant avait fait 51 morts en ouvrant le feu dans deux mosquées. Tarrant s'inscrivait lui-même en droite ligne avec un autre extrémiste norvégien, Anders Behring Breivik, qui avait tué 77 personnes dans un attentat à la bombe et une fusillade contre des jeunes travaillistes le 22 juillet 2011. (Belga)