Ils avaient déployé quelques petites tentes individuelles en rappel de leur campement du 10 juin dernier devant le cabinet du ministre du Budget Sven Gatz. Une délégation a été reçue en fin de matinée par un représentant du ministre-président Rudi Vervoort, qui a pris acte de leurs revendications. Les syndicats ont par la suite reçu un appel du cabinet dans l'après-midi leur annonçant que le budget de 2024 passait de 30 millions à 57 millions d'euros. Ils ont été convoqués en fin de journée pour détailler la décision. "Cette décision traduit la conscience de mon gouvernement de l'importance sociétale et économique des secteurs non marchands, des secteurs mis sous pression depuis le début de la crise socio-sanitaire", a déclaré le ministre-président du gouvernement bruxellois Rudi Vervoort. "La mobilisation des travailleurs a payé", s'est réjouie Vinciane Convens, secrétaire permanente CNE. "C'est une victoire syndicale. Maintenant, on devra s'assurer que cela aura des impacts rapides et structurels sur les conditions de travail et les salaires sur le terrain." Les syndicats attendaient du gouvernement bruxellois de définir le montant de l'enveloppe supplémentaire avant l'été, afin de pouvoir engager les négociations en tripartite, employeurs inclus, sur la revalorisation salariale de l'ensemble des secteurs du non-marchand. Depuis fin 2020, les syndicats demandent 100 millions d'euros structurels en plus par an au gouvernement bruxellois pour ce secteur. Leurs revendications portent entre autres sur une revalorisation salariale de 7%, une réduction du temps de travail à 36 heures hebdomadaires, le droit à trois semaines de congé consécutives, la gratuité des transports en commun et un aménagement des fins de carrière à partir de 60 ans. Les montants sur la table au début de l'année tournaient autour des 75 millions sur quatre ans: environ 8 millions en 2021, 15 millions en 2022, 22,6 millions en 2023 et 30 millions en 2024. (Belga)

Ils avaient déployé quelques petites tentes individuelles en rappel de leur campement du 10 juin dernier devant le cabinet du ministre du Budget Sven Gatz. Une délégation a été reçue en fin de matinée par un représentant du ministre-président Rudi Vervoort, qui a pris acte de leurs revendications. Les syndicats ont par la suite reçu un appel du cabinet dans l'après-midi leur annonçant que le budget de 2024 passait de 30 millions à 57 millions d'euros. Ils ont été convoqués en fin de journée pour détailler la décision. "Cette décision traduit la conscience de mon gouvernement de l'importance sociétale et économique des secteurs non marchands, des secteurs mis sous pression depuis le début de la crise socio-sanitaire", a déclaré le ministre-président du gouvernement bruxellois Rudi Vervoort. "La mobilisation des travailleurs a payé", s'est réjouie Vinciane Convens, secrétaire permanente CNE. "C'est une victoire syndicale. Maintenant, on devra s'assurer que cela aura des impacts rapides et structurels sur les conditions de travail et les salaires sur le terrain." Les syndicats attendaient du gouvernement bruxellois de définir le montant de l'enveloppe supplémentaire avant l'été, afin de pouvoir engager les négociations en tripartite, employeurs inclus, sur la revalorisation salariale de l'ensemble des secteurs du non-marchand. Depuis fin 2020, les syndicats demandent 100 millions d'euros structurels en plus par an au gouvernement bruxellois pour ce secteur. Leurs revendications portent entre autres sur une revalorisation salariale de 7%, une réduction du temps de travail à 36 heures hebdomadaires, le droit à trois semaines de congé consécutives, la gratuité des transports en commun et un aménagement des fins de carrière à partir de 60 ans. Les montants sur la table au début de l'année tournaient autour des 75 millions sur quatre ans: environ 8 millions en 2021, 15 millions en 2022, 22,6 millions en 2023 et 30 millions en 2024. (Belga)